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Études, veille et analyse

Tous les deux ans, Chronos et l’ObSoCo mènent un grand observatoire des usages et représentations des territoires auprès de 4.000 Français. L’Observatoire s’adresse aux acteurs publics (institutions nationales, collectivités territoriales) et privés (opérateurs de services urbains, de mobilité, aménageurs, acteurs du commerce ...) souhaitant disposer d’éléments d’analyses sociologiques solides, apportant des éléments de discernement et des pistes d’action pour renouveler les politiques publiques et les services du quotidien.

Alors que le mouvement des Gilets Jaunes de novembre 2018 faisait éclater au grand jour le malaise des habitants de nombreux territoires en France et soulignait l’influence de l’environnement local sur le mécontentement des habitants, l’Observatoire des usages et représentations des territoires (2020) fournit une analyse quantitative qui permet d’objectiver les déterminants de la qualité de vie perçue. 

S’ils éclairent les évènements récents, les résultats de l’Observatoire permettent également de se projeter dans l’avenir. En effet, à l’approche des élections municipales, l’Observatoire décrypte les aspirations des habitants, qui peuvent a priori sembler paradoxales. Alors que l’aspiration à vivre dans “une ville-nature” et “à taille humaine” est unanime, la ville “à portée de main” (ou cette "ville du quart d'heure" que de plus en plus d'acteurs locaux appellent de leurs vœux) est aussi plébiscitée. L’espace de vie idéal dans lequel les français se projettent invite à repenser les récits locaux et territoriaux et à réinterroger les choix opérés en matière d’aménagement, d’urbanisme et de mobilité. 

Enfin, l’Observatoire propose des données inédites concernant le rapport aux services numériques et la perception des risques environnementaux. Après un été marqué par d'intenses canicules et la montée des préoccupations de santé environnementales, le baromètre propose un état des lieux inédit, des territoires très denses aux territoires très ruraux.

L’Observatoire bénéficie du soutien de quatre grands partenaires : l’ADEME, la Banque des territoires, Bouygues Construction et le Groupe la Poste.

Les résultats de l'étude peuvent être déclinés et approfondis à l'échelle d'un territoire ou d'un quartier pour éclairer les politiques publiques locales et les stratégies de projets urbains. Pour cela, Chronos et l'Obsoco s'appuient sur une méthode de suréchantillonnage (pour les territoires de plus de 400.000 habitants) et une approche statistique prédictive applicable jusqu'à l'échelle de l'IRIS.

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 Sur le même sujet :

Lancement de la seconde édition de l'Observatoire

"La ville intelligente s’invente dans les proximités", retour sur la première édition de l'Observatoire

Récapitulatif de la première édition, l'Observatoire des Usages Emergents de la Ville en chiffres

Nos référents sur ce projet :

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Bertil de Fos

Directeur
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Bruno portraits carre

Bruno Marzloff

Sociologue et prospectiviste
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Annotation_2020-02-07_094607

Anastasia Tymen

Consultante senior - innovation urbaine et ville numérique
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Les Big Data sont des clés incontournables pour la compréhension des pratiques de mobilité !  

Dans un texte intitulé "Digital approaches and mobilities in the BigData era" publié dans le livre Handbook of Urban Mobilities, Jean-François Lucas souligne leur importance en termes de volume et corrélation, variété et diversité, vélocité et ville du temps réel.

Il explore ensuite les algorithmes pour comprendre la construction des données ou encore décortiquer le paradoxe de la transparence, avant de s’intéresser au défi qui s'ouvre pour la recherche à travers un rapprochement nécessaire entre les disciplines techniques et les SHS, au travers de mixed methods notamment.

Découvrez ses conclusions sur son blog

 

Chronos JF Lucas Bif Data et mobilite

Handbook of Urban Mobilities,
par Ole B. Jensen, Claus Lassen, Vincent Kaufmann,
Malene Freudendal-Pedersen, Ida Sofie Gøtzsche Lange

 

Pour tout renseignement :

JFLucas

Jean-François LUCAS

Sociologue, expert "ville numérique & smart city" Chercheur associé au Laboratoire de sociologie urbaine (LaSUR), École polytechnique de Lausanne (EPFL).
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Sidewalk Labs (filiale d’Alphabet, maison mère de Google) a annoncé le 7 mai l'abandon de son projet phare de ville intelligente à Toronto. L'entreprise avait rencontré deux écueils majeurs : la défiance des citoyens à l’égard du devenir de leurs données personnelles et la difficulté des acteurs du numérique à devenir aménageur, résultat de la réalité de la complexité de la ville.

"Le projet de Sidewalk Labs ne manquait pourtant pas d’arguments : des feux tricolores qui s’adaptent au trafic routier en temps réel, des trottoirs modulables, un réseau souterrain de robots assurant la distribution des colis et la gestion des déchets, des immeubles qui déploient des abris en fonction des intempéries, etc. Mais pour que ces innovations fonctionnent, elles devaient se nourrir en temps réel d’une grande quantité de traces numériques issues des comportements des individus présents sur le territoire.[...] L’expérience de Sidewalk Labs à Toronto nous enseigne avant tout qu’il n’est pas possible, dans un régime démocratique, de concevoir et de gérer des villes sans la participation et la confiance de ceux qui y vivent !"

 

Retrouvez la tribune de Jean-François Lucas, sociologue chez Chronos, sur le site du Hub Institute

“Les villes de demain ne peuvent se faire sans la confiance des citoyens” - 30 juin 2020

 

Crédit photo : Picture Plane for Heatherwick Studio for Sidewalk Labs
 
 
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Lors des vœux de la communauté de communes de l’Ernée, en Mayenne, le sociologue Jean-François Lucas a analysé les divers enjeux du numérique pour l’égalité des territoires. Nous prenons ici le parti d’en résumer certaines idées et d’inviter le lecteur à se reporter à l’article complet pour aller plus loin.

  • Le numérique, dans toutes les bouches, gagne à être défini et situé dans une histoire en réalité relativement longue en France (1960’s) pour comprendre comment il infuse nos pratiques et nos représentations quotidiennes ;
  • Considéré comme un outil, le numérique comporte de manière inhérente de fortes ambivalences, avec des usages qui ont un impact positif ou négatif selon les situations, tant en termes de développement de la connaissance que d’aménagement du territoire ou d’emplois ;
  • Selon les types de territoires - métropoles vs. communes rurales -, les enjeux sont diamétralement opposés, mais il faut penser la relation entre ces territoires en terme d’interdépendance  ;
  • Dans les territoires peu denses, le numérique pose la question de l’accès aux services publics et doit, en ce sens, s’accompagner de lieux physiques et de d’intermédiations ;
  • Sur le plan du développement économique, les impacts du numérique sont loin d’être uniformes, y compris pour les territoires vus comme « relégués » ;
  • Certains tiers-lieux, comme l’Ecloserie numérique (Orne), montrent une voie d’avenir pour appréhender le numérique en milieu rural.

Nos référents sur ce projet :

Chronos PhA15nov17 0177

Jean-François Lucas

Sociologue, expert "ville numérique & smart city" Chercheur associé au Laboratoire de sociologie urbaine (LaSUR), École polytechnique de Lausanne (EPFL)
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La mobilité, enjeu-clé de la transition socio-écologique

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La mobilité est au cœur de la transition écologique et solidaire. Première source d’émissions de gaz à effet de serre en France, les transports sont également une source importance d’inégalité sociale et territoriale.

Face à ces constats, Wimoov et la Fondation Nicolas Hulot lancent le premier Baromètre des mobilités du quotidien, réalisé par Chronos aux côtés de l’ObSoCo. Ce baromètre vise à mieux comprendre les besoins de mobilité des Français afin d’éclairer les politiques publiques, la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) en tête, et faire émerger des solutions à la fois inclusives et durables.

Pour approfondir l’enquête quantitative nationale menée par l’ObSoCo auprès de 4 000 ménages, Chronos a réalisé une étude en immersion sur trois territoires peu denses ayant déployé des solutions de mobilité atypiques pour répondre aux besoins de leurs habitants.

S’appuyant sur une série d’entretiens et d’observation participante auprès d’habitants et d’acteurs de ces territoires, les zooms visent à :

  • Mieux comprendre à l’échelle locale comment les enjeux de mobilité durable et inclusive sont appréhendés, notamment pour les publics peu ciblés par l’enquête nationale,
  • Mettre en lumière des solutions de mobilité innovantes,
  • Identifier les contraintes et opportunités liés à la transition écologique et solidaire telles qu'elles sont ressenties au sein des territoires, par les élus, les acteurs locaux et les habitants.

 

Fortement ancré dans l’actualité, le baromètre sera reconduit chaque année pour permettre de mettre en parallèle des évolutions de pratiques de mobilité des Français avec la traduction de la LOM en politiques locales. Les résultats de la première édition invitent dès à présent les candidats aux prochaines élections municipales à prendre en compte et à articuler les enjeux de mobilité durable et inclusive dans leurs programmes.

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Après 3 ans de collaboration fructueuse, 6 explorations menées, près de 300 newsletters envoyées, 6 embarcadères publiés, des dizaines d’ateliers animés et 3 learning expeditions savamment menées, l'alliance de Ouishare et de Chronos au sein du Lab éponyme arrive à son terme. 

En 3 ans d’existence et de travail, nous avons :

  • investigué des sujets d’études passionnants, qui sont d’actualité aujourd’hui : digitalisation des services urbains et rôle de l’acteur public (avant l’introduction de la notion de “données d’intérêt général”), tiers-lieux dans les villes moyennes (bien avant l’AAP 2019), MaaS (bien avant qu’il n’apparaisse dans la LOM)…

  • réuni un grand nombre d’organisations et d’acteurs (praticiens, entrepreneurs, chercheurs, journalistes, élus, fonctionnaires et agents des collectivités) autour de ces sujets, dans des démarches de recherche-action ayant donné lieu à des prises de conscience, des expérimentations…

  • testé en continu des modes de collaboration entre deux entités aux pratiques et cultures différentes et pris le parti de l’open source. Nos travaux sont en accès libre sur le site web du Lab.

Mercredi 29 janvier, les complices du Lab et les équipes de Ouishare et Chronos se sont réunis pour faire le point sur, et célébrer, le travail accompli. Cette rencontre fut l'occasion de réfléchir aux modalités de collaboration inventées dans le cadre du Lab et aux enseignements retirés par les deux structures en termes d'intelligence collective.

 

Un grand merci aux partenaires ayant investi dans cette démarche ! 

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Le panel “Numérique : bouleversements et opportunités à tous les niveaux” animé par Chronos qui s’est tenu lors du Village des Initiatives FSE a été l’occasion de mettre en lumière un angle mort :  entre les métiers peu qualifiés détruits par l’automatisation et des emplois plus qualifiés (management, conception) opérant une mue numérique, subsistent des métiers peu qualifiés mais nécessitant une mobilisation d’outils numériques (planning numérisés et usage du GPS pour optimiser l'organisation et les déplacements dans les sociétés d'aide à domicile, introduction de robots destinés à gérer la logistique dans les PME industrielles, etc.).
 
Quel impact cette évolution aura-t-elle sur l’employabilité et les parcours professionnels ? Comment éviter qu’elle ne fragilise d’autant plus certaines trajectoires ? Autant d’interrogations dont se saisissent les organisations travaillant sur l’insertion professionnelle et l’emploi. Ces dernières sont alors amenées à repenser leurs méthodes. 
 
  • En quoi le numérique impacte le travail des ouvriers et employés ?  
Le panel rassemblé par la délégation générale à l'Emploi et à la Formation professionnelle (DGEFP) a démontré la diversité des impacts du numérique sur les métiers de premiers niveaux de qualification : nouveaux supports de planification et de communication, suppression ou simplification de tâches répétitives, les outils numériques peuvent améliorer ou re-valoriser certains emplois… à condition que les outils en question ne demandent pas un temps de prise en charge trop long ou ne pénalisent ceux pour qui la numérisation reste un réel obstacle. Ces évolutions interrogent les perspectives de ces travailleurs ne maîtrisant pas (ou pas encore) les interfaces numériques proposées par leurs employeurs. Comment éviter que cette transition ne se transforme en facteur d’exclusion ?
 
  • Comment faire du numérique un outil de valorisation du travail des salariés ? 
Face à ce constat, les acteurs de l’accompagnement vers l’emploi se voient investis de nouveaux types de missions, comme le déploiement d'un panel de formations qui répondent aux besoins de découverte et de maîtrise des outils numériques et donnent lieu au développement de méta-compétences (“apprendre à apprendre”) permettant de s’adapter à des outils évoluant rapidement. 
 
  • Quelles nouvelles exigences pour les acteurs accompagnant les personnes vers l’emploi ? 
Ces transformations forcent donc les acteurs de l’insertion professionnelle à se placer eux-aussi dans une posture d’apprentissage afin de prendre du recul sur leurs méthodes d’accompagnement et revoir leurs méthodes de travail. Les participants aux panels ont ainsi souligné la nécessité de se mettre en réseaux, communiquer davantage et co-construire de nouvelles méthodes, répondant au plus près aux besoins des publics qu’ils accompagnent. 
 
Cet article se base sur un panel qui s’est tenu lors du Village des Initiatives FSE, autour de Marième Diagne (France Stratégie), Guy Loudiere (Fédération des services à la personne et de proximité - FEDESAP),Caroline Mini (Fabrique de l’industrie) et Nadia Rahou (Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail - Anact) et animé par Philippe Archias. Pour approfondir le sujet, nous vous invitons à consulter l’article de Regards (en page 12) produit par la délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle (DGEFP) à la suite du Village des initiatives FSE. 
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La Banque des Territoires, financeur, aux côtés de l’ANAH et d’Action Logement, du plan national Action Coeur de Ville a lancé un marché visant à renforcer l'expertise et l'ingénierie des collectivités ciblées par ce programme. Le groupement co-attributaire de ce marché, mené par Chronos et constitué de la Scet, Spallian, Parme Avocats et VraimentVraiment, a accompagné plusieurs collectivités souhaitant mettre le numérique au service de leur territoire


Un accompagnement au numérique basé sur l’analyse des usages et le renforcement des capacités des collectivités


Dans le cadre du plan national Action Coeur de Ville, la Banque des Territoires a lancé deux marchés à bon de commande successif, le premier “Action Coeur de Ville 1” à destination de 70 territoires présentant un besoin d’accompagnement méthodologique prioritaire, le second, “Action Coeur de Ville 2” à destination de l’ensemble des 222 territoires visés par ce plan. Pour ces deux marchés, notre groupement est co-attributaire du lot 10 qui porte spécifiquement sur le soutien à l’innovation et aux smart solutions. 


Comment développer la culture du numérique dans les territoires et sensibiliser à ses usages ? Comment renforcer l’ingénierie interne des collectivités pour concevoir et piloter des “smart” services urbains et consolider leur capacité d’arbitrage entre les diverses solutions numériques du marché ? Quelles modalités de gouvernance et de financement des smart solutions ?


Pour répondre à ces questions sur et avec les territoires accompagnés, le groupement s’appuie sur une approche “socio-technique”, centrée sur l’analyse des besoins et des usages préexistants à l’intervention. Cette approche donne la possibilité de construire avec le territoire la solution et l’accompagnement qui lui convient le mieux. Elle est actuellement déjà déployée par Chronos dans le cadre d’autres projets avec des villes moyennes, à l’instar de DataCités 2, programme de capacitation des collectivités vis-à-vis du numérique.


De la revitalisation commerciale à la mobilité, le numérique comme outil au service des centres-villes


A ce jour, six territoires ont fait ou font l’objet d’un accompagnement par Chronos, dans le champ de la mobilité, du stationnement ou de la redynamisation commerciale : 


Action Coeur de Ville 1 : 


  • Saint Laurent du Maroni, Guyane : étude de solutions numériques permettant d’engager un processus de formalisation des mobilités informelles. 
  • Fontenay-le-Comte, Vendée : benchmark de solutions numériques répondant aux divers enjeux de mobilité sur le territoire (intégration des offres de différents acteurs à l’échelle du bassin de vie, promotion des modes actifs et du covoiturage). 

Action Coeur de Ville 2 : 


  • Sarrebourg, Moselle : identification de smart solutions au service de la redynamisation commerciale (visibilité de l’offre, création de nouveaux services, animation commerciale en ligne).
  • Cavaillon, Vaucluse : identification de smart solutions au service de la mobilité et du stationnement en centre-ville.
  • Carprentras, Vaucluse : mise en cohérence des initiatives numériques portées par la ville et du projet Coeur de Ville.
  • Cambrai, Nord : étude sur les potentialités du numérique pour la redynamisation du centre-ville.
  • Saint Laurent du Maroni, Guyane : recommandations opérationnelles pour la formalisation de systèmes de mobilité informels. 
  • Enfin, nos partenaires de la Scet, en copilotage avec Chronos, ont réalisé une mission d’accompagnement de Saintes en Charente-Maritime. Cette mission avait pour objet de fédérer la communauté des acteurs du centre-ville et d'organiser leur collaboration sur le long-terme 

Quels enseignement tirer de ces démarches ? Sur quoi portent les demandes des villes moyennes ? Quelle est leur maturité sur le volet numérique et leur capacité à se saisir de ces enjeux ? Le travail engagé, ou à venir, avec ces collectivités accompagnées dans le cadre du programme Action Coeur de Ville est porteur d’enseignements riches, que nous détaillerons dans un prochain article, en les croisant avec d’autres projets menés par Chronos sur le numérique en villes moyennes (DataCités 2 par exemple).