La capitaine d'un New York vivable et désirable

13 09/2011 de Bruno Marzloff

On connaissait "le triangle de la gêne" entre les protagonistes de la voie publique : personnes motorisées, piétons et cyclistes (Insee 1999, voir annexe 1). C'était le diagnostic. Le symptôme majeur - le partage de l'espace public - est désormais traité au niveau politique de la ville vivable et désirable. De cette dialectique, une figure publique new yorkaise émerge - Janette Sadik-Khan, Déléguée aux Transports Publics de New York - livrant une brillante démonstration ; un modèle aussi pour les édiles de ce côté-ci de l'océan.

Sur près de six kilomètres de Broadway, le capitaine JSK, comme la nomme Slate a réussi son pari : l'omnipotence autrefois affichée de l'automobile se gomme, le trafic automobile s'est réduit d'un tiers, des douzaines de parkings ont disparu, le vélo fleurit, les piétons s'émancipent et l'accidentologie s'est réduite. Ailleurs, elle a proposé un nouveau système de bus, une signalétique piétonne, investit dans des feux de circulation "intelligents" et largement étendu le réseau cyclable (+250 miles). Elle a mené son projet pas-à-pas, jouant des bénéfices des uns contre les pertes des autres. Elle ne prend pas de front les automobilistes, mais ne leur cède rien.

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Chronos est un cabinet d'études et de prospective dont les travaux s'articulent autour de quatre grands thèmes : les mobilités, la ville, le numérique et le quotidien.

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