Chronos, 2012 dans le rétro !

07 02/2013 de Chronos

Le temps passe, les habitudes ne changent pas. Depuis 2009, Chronos propose de jeter un oeil dans le rétroviseur pour "révéler" l'année passée, et mettre un pied dans celle qui commence**. Pas moins de 70 hyperliens sont à déguster dans cette édition 2012 particulièrement riche en mutations.

Travail mobile, la ville et ses temporalités, le numérique et ses bricolages urbains s'entrecroisent ici, pour dessiner les contours d'une ville "hybride", manière de dire qu'elle refuse l'enfermement dans une définition précise. En ligne de mire : l'essor de mobilités plus désirables - actives, responsables, soutenables -, au service de territoires qui redeviendraient enfin vivables. Un mot-clé est né en 2011, s'est consolidé en 2012 et explosera en 2013, l'agilité. Celle des usagers précède celle des villes !

Cinq chapitres guident la lecture : chacun raconte une ou plusieurs facettes de cette ville qui se cherche. Le jeu de comparaison de cette sélection à celle des années précédentes est instructif. Jouez-y si vous voulez, les liens sont ici et ... En attendant de se retrouver dans l'édition 2013, qu'on vous souhaite tout aussi mouvementée.

 

Note : Une majorité de textes est en libre accès ; d'autres, marqués d'une (*), renvoient aux thémas, entretiens et études dont la lecture est réservée à nos membres.

** Voir les éditions de 2011, 2010 et 2009

Téléchargez ici le pdf de la rétrospective des publications Chronos 2012.

 

Ville intelligente : de quoi parlons-nous ?

C'est indubitablement LA tendance urbaine de l'année 2012. De conférences en barcamps, la ville "intelligente" envahit les débats (1). Une ville qui aime faire parler d'elle, sans qu'on saisisse clairement son ADN. De quoi "l'intelligence" est-elle le nom ? Notre forum sur le sujet (2) a répondu : les réponses varient selon les acteurs et les publics concernés. Mais est-ce une mauvaise chose? Pas forcément, si on admet qu'il y a une place évidente pour les bénéfices de la "Smart City" techno-centrée et orientée "optimisation des infrastructures". Tandis que notre vision d'une Cité des Services insiste à la fois sur la place des ruptures, sur celle des services (services publics, civics services, services urbains...) et sur le rôle du citadin. Elle insiste sur une intelligence de la ville détenue par ses réseaux sociaux. Le citadin en est un contributeur actif et bavard qu'il serait profitable d'associer aux projets (cf. "Focus: la fabrique de la ville collaborative").

Le cas de Rio de Janeiro, porté par IBM (3), est emblématique du débat. La dialectique le plus souvent paisible, parfois plus féroce (4), témoigne d'une réelle attente en termes de positionnement des acteurs. Les métropoles se trouvent évidemment en première ligne ; outre Rio, Chronos s'est penché sur les cas parisien (5), melbournais et new-yorkais (6). Sans oublier l'un des cas les plus emblématiques de la puissance du numérique, ou plutôt son impuissance face à la crise : au Japon, la Smart City est au service d'une résilience salvatrice, mine d'or riche d'enseignements pour nos collectivités occidentales (7).

  1. Smart Cities. Reformuler le service public
  2. Analyse du Forum Chronos - Villes intelligentes : de quoi parlons-nous ? (*)
  3. Entretien avec Ulisses Mello, directeur de recherche au Centre d'Opérations d'IBM à Rio de Janeiro (*) et le commentaire de Bruno Marzloff : Une ville intelligente au delà de la Smarter City ?
  4. Qui gagnera la bataille de la smart city ? Une discussion entre Adam Greenfield et Benjamin de la Pena (*)
  5. Entretien avec Jean-Baptiste Roger, directeur de la Fonderie (*)
  6. Comment devenir une ville intelligente ? (*)
  7. Japon, des cités intelligentes ? D'abord économes, sûres et résilientes (*)

 

Focus. Le Big Data en quête de repères

On abuse de la métaphore : la donnée serait le pétrole du XXIe siècle. Si la formule a le mérite de rappeler sa contribution à l'économie des territoires (1), l'essentiel reste à faire. Le rapport "Colin & Collin" qui vient de paraître traite pour le gouvernement de la fiscalité du numérique. Il rappelle dans ses premiers mots une évidence : "La révolution numérique a eu lieu. Elle a donné naissance à une économie numérique qui remet en cause notre conception de la création de valeur."

Reste à définir la chaîne de valeur qui va des données aux services, dans un contexte de dispersion des acteurs et de leurs intérêts (2). En réalité, une question submerge les autres : la donnée urbaine est-elle un bien commun ? Oui, répondent en choeur de nombreux experts. Un voeu pieu plus qu'un constat (3), tant il faudra d'abord démêler les contradictions, les obstacles inattendus et des externalités négatives trop souvent occultées (4). Sans oublier de répondre à cette question fondamentale : la data, mais pour quoi faire ?

A l'instar du pétrole, qui n'a pas de grande utilité sans l'automobile, la donnée urbaine a besoin de services pour exister. A quoi sert vraiment la data ? (5) La question est sur toutes les lèvres. A nourrir la Smart City, certes, mais pas que... ! Un projet de recherche ANR, piloté par Chronos, tente d'investiguer les potentialités de la data en termes de cartographie dynamique sur trois territoires français (6). Ce n'est qu'un début, tant les possibles sont nombreux, en particulier sur le plan des mobilités et des partages (parties suivantes). La donnée n'est pas seulement le reflet "binaire" du réel: elle en devient le radar, et donc l'aiguilleur (7).

  1. La donnée, l'éclat masqué du PIB
  2. DatAct 2, l'étude de la chaîne de valeur des données urbaines
  3. Open Data. Nous sommes tous et toutes le service public
  4. Le Big Data, un difficile bien commun et Heurs et malheurs de l'open data
  5. L'opendata ? A quoi ça sert "vraiment"
  6. Projet de recherche ANR - Partages, usages et modélisation de la donnée publique
  7. Le Big Data, le radar de l'instant

 

Comment les hommes bougent ?

On en oublierait presque, parmi toutes ces interrogations à motifs digitaux, de s'intéresser à l'atome élémentaire de la mobilité : l'individu mobile. Comment les hommes bougent ? Le dossier de prospective Chronos et le forum éponyme auront révélé les aspérités de ce nécessaire état des lieux (1). C'est la condition sine qua non pour prétendre à un management intelligent des déplacements (2).

Les solutions proposées se nuancent selon les territoires, les cultures et les modes concernés. Pour favoriser l'essor de mobilités plus durables, faut-il s'appuyer sur des dispositifs incitatifs (3), miser sur une communication joyeuse (4), ou privilégier les mesures coercitives ? (5) La bonne recette se trouve sûrement dans un cocktail. A chacun d'en trouver la recette idoine. Cela implique à tout le moins de s'extraire du carcan idéologique de la course à la vitesse (7).

  1. Analyse du Forum Groupe Chronos - Comment les hommes bougent ?
  2. Maîtrises d'usage et management de la mobilité (*)
  3. Belfort et son réseau Optymo. Un laboratoire des aggiornamentos
  4. Les héros du quotidien
  5. Carotte et/ou bâton pour changer de mobilité
  6. Transports publics. Le principe de certitude

 

Focus. La mobilité au prisme de la donnée : la révolution tranquille

Flux parmi les flux, réseaux parmi d'autres réseaux, les mobilités sont logiquement au coeur du sujet "data". C'est peut-être là que se nichent les plus forts potentiels d'innovations, dont la complexité sur ce secteur n'a certainement pas d'équivalent ailleurs (1).

Une quête d'innovation du côté des transports publics, à l'instar de la SNCF qui se met à l'heure de l'open data (2), ou des services sans-contact qui s'expérimentent timidement sur les territoires (3). Mais aussi du côté de l'automobile, assaillie par l'enjeu des partages, et qui se cherche encore un modèle pour coordonner sa mue (4). Les modes actifs ne sont pas en reste : orphelins de l'infomobilité jusqu'à récemment, ils trouvent dans la data un levier pour enfin s'émanciper, dans une intéressante approche centrée sur le collaboratif (5).

  1. La modernisation, cette multitude d'enjeux complexes
  2. La SNCF s'ouvre à l'Open Data et à l'Open App. Enchantement ?
  3. Les services sans contact. Encore un effort
  4. Google, les médias, et le futur de l'automobile
  5. Coopérer et informer la marche métropolitaine, une carte collaborative sur le territoire de Saclay

 

Nouvelles mobilités : vous avez dit "rupture" ?

Si les fameux "partages" ne datent pas d'hier (cf. précédents "rétros"), ils prennent de l'envergure au sein de la cité des services ; la gestion des flux de déplacements en est une de ses priorités. Conduire la mobilité pour la rendre plus responsable, c'est possible ? Parce qu'on n'est jamais si bien servi que par soi-même, Chronos a mis les mains dans le cambouis en investissant le territoire réunionnais et son rapport à l'auto si paroxystique (1).

La voiture est évidemment sur le devant de la scène, et ne s'en sortira pas sans une profonde reformulation, depuis longtemps promise mais qui tarde à se démocratiser autant qu'on le souhaiterait. Qu'ils s'agisse du futur l'auto individuelle (2) ou de son intégration multimodale (3), celui des taxis (4) ou même du covoiturage (5), tous les curseurs indiquent la voie du partage... il faudra au moins ça pour éviter celle du garage (6).

La voiture n'est pas seule concernée : la livraison urbaine s'inscrit aussi dans un processus d'innovation accéléré ; on en aurait presque le tournis (7). Symptomatique des glissements de l'innovation, la nouveauté n'est plus dans la technique, mais dans la manière dont on formule les réponses aux problématiques. "Disruptive innovation", dit-on Outre-Atlantique ? Le mot est faible, tant il suppose un profond changement de mentalité.

  1. Etude exploratoire pour une mobilité fluide à la Réunion
  2. 3e Carrefour des Possibles Renault : "Services innovants pour les automobilistes" & Ha:mo = "l'harmonieuse mobilité" selon Toyota
  3. Mu et Mo sont dans un bateau
  4. Trois questions à Guillaume Mathieu, co-fondateur de Cityzen Mobility & Le taxi de demain : l'automobile avec un temps d'avance ? (*)
  5. Entretien avec Florence Gilbert, directrice de Voiture & co (*) & Trois questions aux fondateurs d'Avego, application mobile de covoiturage dynamique
  6. Où est la "box" de l'automobile ? (*)
  7. Livraison urbaine : l'ivresse de la réinvention (*)

 

Focus. Les modes actifs au quotidien : l'heure de la consécration

Les modes actifs continuent d'étonner. Dans leur essor prévisible et souhaitable, marche et vélo ont franchi un palier. Les bonnes pratiques remontent depuis les territoires d'expérimentation, comme en Suède (1). Les journées d'échange se multiplient, qui se penchent sur les questions de la continuité cyclable (2), ou autopsient ce fameux "génie de la marche" pour en déchiffrer les leviers et les freins (3). De quoi nourrir l'exploration de friches de mobilité active.

Entre les lignes, se pose la question de l'urbanisme qui va avec : si "le mouvement façonne les villes", comme l'explicitait l'exposition éponyme (5), l'inverse est tout aussi valable. Comment fabriquer une ville plus cyclable et plus marchable ? Un défi aux urbanistes (6). A défaut de pouvoir tout envoyer valser, il faut apprendre à bricoler... (7)

  1. Entretien avec Anders Söderberg. Lund, fer de lance de la mobilité durable (*)
  2. Analyse du Forum Groupe Chronos - Le vélo en continu
  3. Colloque Le génie de la marche #4 Théories et potentiels de la marche (accès aux quatre compte-rendus)
  4. Circuler. Quand nos mouvements façonnent les villes (notes d'exposition) & Retour sur le colloque "Quand nos mouvements façonnent les villes"
  5. Temps réel - Villes parcimonieuses (Rencontre nationale du Club des Villes et Territoires Cyclables)
  6. Chroniques des villes agiles #6 - Droit de passage piéton

 

Urbanisme, la ville en recomposition

Mobilités urbaines ou cité des services ne nous font pas oublier l'urbanisme. Les réflexions de Chronos en 2012 ont porté notamment sur la gouvernance économique des territoires, et le difficile partage entre l'action publique (1) et les acteurs privés qui s'en octroient une part croissance (2). Et le citadin dans tout ça ? Il est urbain, parlons donc urbanité, répond la revue M3 (3), portant en étendard sa contribution active à la fabrique de la ville collaborative (cf. focus suivant).

Sous le feu de ces trois types d'acteurs, l'urbanisme continue sa discrète mutation, bon an mal an, en s'appuyant notamment sur la recomposition de territoires spécifiques ou inexplorés, telles que les "verticalités" (4). Loin d'être dépassées par ces mouvements, nos gares "classiques" apportent leur pierre à l'édifice à travers leur transformation en "lieux de vie domestiques", selon la formule de l'architecte Jean-Marie Duthilleul (5). Reste à redonner aux citadins l'envie d'avoir envie d'aimer la ville (6), autant que de la faire. En la matière, le design a d'ailleurs beaucoup à nous apprendre pour rendre la ville plus communicante, et donc communicative (7).

  1. Colloque "La fabrique du mouvement" - Rationalité et action publique & Temps réel - Entretiens de Certu - Plénière de clôture : Les évolutions de la maîtrise d'ouvrage publique
  2. Entretien sur la privatisation des villes avec Isabelle Baraud-Serfaty (*)
  3. La ville est expérience et le citoyen urbanité
  4. Verticalités #0 - Vers une ascension maîtrisée de la ville haute (accès aux cinq billets)
  5. Quand le dinosaure devient agile. Retour sur les ateliers de la gare d'octobre 2012 & Jean-Marie Duthilleul architecte et ingénieur. Cofondateur de l'agence AREP (*)
  6. Envie du monde et envie de ville (*)
  7. Sous les pavés, le design. Notes d'exposition

 

Focus. La fabrique de la ville collaborative

La ville vivable et désirable ne saurait être que "collaborative". Le concept n'est pas encore épuisé à défaut d'être pleinement éclairé. Slogan autant que conclusion, à la lecture des projets émergés cette année. Le numérique fait ici office d'outil d'expression des citadins (1) et de dialogue entre les différents acteurs urbains (2). Qu'on ne s'y trompe pas : la technologie est contournable (ouf!), en témoignent les cartes collaboratives de Catherine Jourdan (3). Le collaboratif, c'est aussi le choix d'Amsterdam, dont la démarche d'innovation ouverte se focalise sur l'accompagnement du changement (4). Une vision que l'on retrouve dans les principes de l'agence de Local Projects (5) ou dans les projets d'urbanisme collaboratif misant sur la réalité augmentée (6).

La ville n'est pas qu'une "machine à habiter", comme le souhaite Le Corbusier ; c'est d'abord une "machine à rêver" (7) (re-ouf!). "La ville, c'est ce que vous en faites" : ce pourrait être le slogan de campagne de cette ville collaborative.

  1. Entretien avec Jake Barton, fondateur de Local Projects (*)
  2. Des applications au service du dialogue urbain
  3. Quatre questions à Catherine Jourdan sur la cartographie au service de l'espace public
  4. Amsterdam Smart City, le pari de l'innovation collaborative (*)
  5. Entretien avec Jake Barton, fondateur de Local Projects
  6. La réalité augmentée à portée de main
  7. Quand se débride la ville hybride...

 

Territoires : le continuum d'une équation espace / temps

Penchons-nous en guise de conclusion, sur une dimension intemporelle de la ville, sa relation entre temporalités et spatialités. Comment se distribue le temps de la ville ? (1) et par suite, quelles allocations en réduiraient les impacts négatifs, et répondraient aux besoins du jour ? Sans se projeter en 2150 (2) les pistes de solutions sont sous nos yeux. Le "quotidien à distance" cher à Chronos a d'évidentes vertus (3) - mais aussi quelques vices, disent même certains (4). Le travail, première source de mobilités subies, est le premier concerné par cette reconfiguration.

Le terme de "tiers-lieux" est révélateur de la profusion de l'existant en la matière, et de la porosité des définitions. La mobilité des salariés assise sur les technologies (5) se cantonnera au domicile sans l'offre de bureaux nomades et hybrides (6). Reste à élaguer les a priori, sources de réticences chez les salariés, les syndicats et les entreprises. Pour cela, il convient de mesurer avec précision les externalités, tant positives que négatives (7). Mais dans quel monde met-on les pieds ? Nous ne le saurons pas plus fin 2013, mais nous aurons avancé...

  1. Analyse du Forum Chronos - Distribuer le temps
  2. De l'espace public au temps public
  3. On n'a qu'une vie...
  4. Les "accélérés" à la conquête des rythmes & Colloque "Vivre ensemble". Vivre ensemble dans des temps différents
  5. Entretien avec Laurent Gasser, CEO de Revevol Group & WITE 2.0 - Plateforme unifiée de travail à distance
  6. Entretien avec Frédéric Bleuse, directeur général de Regus France
  7. Rencontre thématique sur les espaces de travail à distance et de coworking de la SCET

 

Focus. Mobilier urbain : au service de sa majesté le citadin mobile

La ville se met au diapason de ces temporalités éparpillées. S'appuyant sur une autre équation temps/espace, Yasmine Abbas considère des "néo-nomades" façonnant une ville plus écologique (1). Dès lors, pourquoi ne pas faire de la ville un tiers-lieu grandeur nature, demandons-nous ? (2) Le mobilier joue ici un rôle fondamental, à la fois cristallisateur d'appropriations urbaines (3), mais aussi - pourquoi pas - "victime" des heureux que les hackers en feront (4). En filigrane se dessinent de nouvelles urbanités métropolitaines (5) qui interrogent, in fine, la notion de ville en partage (6). S'approprier la ville à tout instant, dans toutes occurrences. Un objectif pour les concepteurs d'objets urbains ? Comment, avec qui, et pour qui ? La question guidera une année 2013 qu'on espère au moins aussi créative que celle qui vient de s'achever.

  1. Entretien avec Yasmine Abbas - Néo-nomades, vers une ville écologique
  2. Chroniques des villes agiles #5 - La ville, ce tiers-lieu qui s'ignore
  3. Quelle intelligence pour le mobilier urbain de demain ?
  4. Chroniques des villes agiles #4 - Discours de la servitude mobiliaire
  5. Temps réel - Entretiens du Certu - Métropolisation et nouvelles urbanités (accès aux cinq billets)
  6. Expo Mix(cité) Villes en partage

 

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Présentation de Chronos

Chronos est un cabinet d'études et de prospective dont les travaux s'articulent autour de quatre grands thèmes : les mobilités, les territoires, le numérique et le quotidien.

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