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La voiture dans l'économie des services

08 10/2009 de Bruno Marzloff

Certains évoquent l'économie de la post-consommation, d'autres préfèrent acter une économie quaternaire. Dans tous les cas, le modèle d'usage change, le rapport aux biens et aux ressources également, et la notion de service qui fondait le tertiaire prend une extension vers la connaissance, le savoir et les partages. "Il est temps d'entrer dans l'économie du quaternaire, car c'est bien en imbriquant bien et service que l'on sauvera l'industrie." En matière de transports, cela se traduit ainsi, "Louer une voiture au lieu de l'acheter ne tue pas la voiture. En revanche, cela déplace la valeur des industriels vers les prestataires" explique Michèle Debonneuil. Cela a d'ailleurs d'autres conséquences sur lesquelles la conférence Demain, la voiture servicielle, organisée par Chronos, Le Monde et TNS Sofres reviendra le 19 novembre prochain.

Les médias divaguent

30 09/2009 de Bruno Marzloff et Philippe Gargov

Les médias vivent une rupture. La dispersion de l'audience agit comme une bombe à fragmentation, multiplie les médias, les supports, les formats. Les revenus publicitaires se dispersent. Les modèles économiques d'hier sont balayés, d'autres se cherchent à tâtons. La vision d'hier ? A chaque média son canal, étanche et descendant. Responsable ? Le Net, bien sûr, "miroir et catalyseur des mutations" actuelles. Qu'a-t-il apporté ? Une "fulgurance chaotique", celle d'un "torrent puissant, intense, imprévisible". Au canal d'hier répond le navigateur, qui appelle à surfer de liens en lieux. Les métaphores liquides ne sont pas de trop pour approcher les contenus de demain, leurs modèles de diffusion et surtout les pratiques furtives et démultipliées qui s'y attachent. Suivons le cours d'Internet, des imaginaires inédits s'y façonnent.

Les imaginaires de l'auto nécessaire

22 09/2009 de Philippe Gargov

Le vertige de la crise automobile signifie la fin d'une voiture et le début d'une autre. Si cela nous touche tant, "c'est aussi parce que nous entretenons avec la voiture une relation singulière", rappelle Courrier International. Cette relation est irriguée d'imaginaires collectifs, véhiculés par un siècle de pubs et de road-movies célébrant la voiture-liberté. Mais quand la réalité rattrape le mythe, le choc est si brutal qu'il fige les acteurs... et les autos. L'automobile s'est muée en auto-immobile. Pour s'extraire de l'inertie, les constructeurs entrent dans la bataille de la voiture servicielle. Une rupture qui appelle des valeurs relationnelles entre l'auto nouvelle - nécessaire et servicielle - et son conducteur, aussi fortes que celles du véhicule propriétaire - plaisir, liberté, bulle individuelle. Que seront ces imaginaires ? Voyage dans la 'psyché' de l'automobiliste.

Dérives des déplacements et "maîtrises d'usages"

07 09/2009 de Julie Rieg

A l'heure où les transports en commun produisent des déficits exponentiels pour les puissances publiques, il est temps d'imaginer d'autres sources de subvention, d'autres processus de régulations et, pourquoi pas, de nouvelles manières de se déplacer.

Première marge de manoeuvre ? Repenser les gouvernances, en repérant et en impliquant financièrement les acteurs qui profitent de la présence des transports publics (les automobilistes, les propriétaires fonciers, les producteurs de mobilité ou encore les annonceurs).

Seconde marge de manoeuvre ? Maîtriser l'usage spatio-temporel des transports publics, ce qui suppose d'adapter l'offre et de déplacer la demande.

Copenhague : le vélo massif n'est pas un hasard English summary

05 08/2009 de Caroline de Francqueville

Hôtesse de la très attendue Conférence internationale sur le changement climatique qui aura lieu fin 2009, la ville de Copenhague revendique son statut d'éco-métropole. Ce méga-événement amène la ville à formuler des objectifs ambitieux. Alors que la part modale du vélo est de 55% en ville et de 37% sur l'agglomération,
Copenhague a la volonté d'atteindre les 50% d'ici 2015. Les ambitions de la capitale s'étendent aux accessibilités. Ainsi, l'objectif affiché pour 2015 est que 90% des habitants soient à 15 minutes maxi à pied ou à vélo d'un parc, d'une plage, d'un espace naturel ou d'une piscine (actuellement 60%, voir les objectifs de Copenhague pour 2015 ).

Note : Ce contenu est désormais réservé aux membres du Groupe Chronos. D'autres contenus sur la promotion du vélo urbain sont disponibles sur notre blog :

- How cities are promoting cycling?, par Mikael Colville-Andersen

- How can design and architecture promote urban cycling?, par Caroline de Franqueville

Présentation de Chronos

 

Chronos est un cabinet d'études et de prospective dont les travaux s'articulent autour de quatre grands thèmes : les mobilités, la ville, le numérique et le quotidien.

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