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"Sharing cities", risques et promesses


24 09/2014 de Anne de Malleray

Le premier volet de notre série "collectivités et économie collaborative*" explorait l'accueil - entre méfiance liée aux problèmes de régulation et intérêt - par les pouvoirs publics des start-up de l'économie collaborative. Des villes, comme Amsterdam ou Séoul, font désormais du partage un axe stratégique de développement, pressentant là un levier d'attractivité, d'innovation et un autre principe de légitimité pour l'action politique. Les arguments sur lesquels repose l'économie collaborative, la création de lien social, la création de valeur, la réduction de l'impact environnemental de la consommation suscitent l'intérêt des municipalités.

Ce positionnement soulève plusieurs questions : les services collaboratifs, sont-il un nouveau marché susceptible de remplacer des services publics défaillants ? L'action publique doit-elle faciliter l'essor de ces services ? Enfin, en quoi les modèles collaboratifs peuvent-il inspirer les institutions publiques ?  

* Lire aussi sur le sujet :
Start-up collaboratives vs municipalités : le choc des cultures
Les communautés dans la fabrique des services collaboratifs

Analyses trimestrielles n°6, 7 et 8 - Mesurer la ville durable / Les modèles de l'autopartage / La mutualisation des commerces et services


09 09/2014 de Chronos

Nous vous présentons dans ce dossier trois nouvelles analyses du Groupe Chronos pour amorcer la rentrée, avec au programme : 

● Quels outils pour "mesurer" la ville durable ? Une batterie d'indicateurs émerge pour rendre compte des différentes composantes des villes durables (verte, sûre, marchable, cyclable, accessible, etc). Entre palmarès économiques internationaux, mesure subjective de la qualité de vie et données coproduites pour « calculer » l'attractivité locale, cette analyse critique revient sur la dérive des palmarès et sur les pistes innovantes pour caractériser et mesurer la "durabilité" d'une ville. 

● Autopartage, un même vocable, combien de modèles ? A travers l'étude de cinq services d'autopartage BtoC français (Autolib', Marguerite, Lilas, Optymo et Autocool), cette synthèse revient sur la diversité des acteurs, des modèles économiques et des systèmes d'opération et interroge les objectifs de l'autopartage.

● Mutualiser pour mieux régner. Le renouveau des services et commerces de proximités. Dans les territoires peu denses, le regroupement de services dans un même lieu est souvent moyen de maintenir, à moindre coût, un même niveau de services pour un nombre de plus en plus restreint d'usagers. Tandis que dans les zones urbaines, les commerces de proximité mutualisent leurs réseaux pour résister à la pression du e-commerce et offrir des lieux multi-services à leurs clients.

Ces trois notes de synthèses sont réservées aux membres du Groupe Chronos.

Et à la fin, c'est l'économie barbare qui gagne ?


06 08/2014 de Bruno Marzloff

Si l'économie collaborative a pris appui sur un renouveau des pratiques sociales, la controverse se concentre désormais sur les modèles économiques. Le partage... de biens, d'informations, de temps, prévaut sur le collaboratif.

Que fait-on des bénéfices ? Ces modèles de rupture font tanguer des secteurs historiques qui basculent de l'industriel au service. Ainsi de la voiture servicielle investie par ces "barbares" (ou "les « over the top ». Ceux qui grimpent sur le dos des autres pour capter la valeur ajoutée", les Echos). Ils bouleversent les règles du partage de la valeur. La collectivité a-t-elle à y gagner ? 

Start-up collaboratives vs municipalités: le choc des cultures


09 07/2014 de Anne de Malleray et Laurent Barelier

Série "Collectivités et économie collaborative", épisode n°1

Uber, Airbnb, Taskrabitt, Drivy..., les start-ups de l'économie du partage rencontrent un succès croissant. Les deux premières, qui sont aussi les plus connues, sont valorisées à 10 milliards et 17 milliards de dollars. Soumis à des réglementations strictes, les acteurs historiques du secteur voient ces nouveaux concurrents, peu soucieux des règles établies sur leurs marchés, d'un mauvais oeil. Dans les villes où ces services s'implantent, les autorités locales sont confrontées au paradoxe de mettre des bâtons dans les roues à des services novateurs et plébiscités par les usagers pour défendre les intérêts des acteurs historiques menacés. La tentation est forte d'y voir une administration coupée des usages, influencée par les lobbys, et obsédée par la régulation. La réalité est autrement plus complexe. Dans les villes où ces services s'implantent au nez et à la barbe des autorités, les interdictions cèdent parfois la place à des formes de coopération fondées sur des intérêts bien compris ou dégénèrent en guerre des prix (Uber a ainsi réduit ses tarifs de 20 à 25 % dans une vingtaine de villes américaines pour forcer le passage).

Santé : des villes qui font bouger leurs habitants


05 06/2014 de Caroline de Francqueville et Laurent Barelier

Rester assis tue plus que le tabac : au-delà de son titre provocateur, l'article du Monde révèle que la sédentarité est désormais un problème de santé publique, dont on ne parle pas assez. Cette "maladie de la prospérité" est due en partie à l'organisation de notre travail, mais également à notre environnement urbain et nos pratiques de déplacements, plus au moins "saines" selon notre quartier de résidence, nos habitudes, nos contraintes et les options de mobilité dont nous disposons. 

Selon les spécialistes, le remède serait simple : 30 minutes de marche par jour pour tous ! La réalité est cependant plus complexe. Le cadre urbain ne se prête pas également à la pratique des modes actifs sur l'ensemble des territoires, les individus n'ont pas tous accès aux mêmes services, les modes de vie sont difficiles à changer ... Comment dès lors faire en sorte que la ville améliore notre santé, entendue au sens de l'OMS : "un état complet de bien-être physique, mental et social, qui ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité " ?

Les liens entre aménagement urbain et pratique d'activités physiques incitent les urbanistes à se saisir du sujet. A quelles échelles agir ? Quels sont alors les aménagements favorables à l'activité physique ? Suffisent-ils à installer des changements de pratiques et de nouvelles habitudes sur le long terme ?

Présentation de Chronos

Chronos est un cabinet d'études et de prospective dont les travaux s'articulent autour de quatre grands thèmes : les mobilités, les territoires, le numérique et le quotidien.

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