Densifier les villes face à leur croissance et à leur métropolisation, proposer des services mutualisés, développer des systèmes énergétiques intelligents et auto-suffisants, maintenir les personnes âgées à domicile, etc. Le logement est un formidable terrain de jeu pour co-produire des solutions intelligentes qui répondent aux défis urbanistiques de demain. Pourquoi ? Comment ? Loin des modèles architecturaux de l'après-guerre centrés sur le logement individuel, qui triomphait, par exemple, dans l'utopie de ville-nomade de l'agence Archigram, les enjeux environnementaux et économiques incitent à repenser le domicile comme plateforme relationnelle. A la fois numérique et physique, elle devient le point d'ancrage à partir duquel se tissent des synergies et des solidarités entre le chez soi et le dehors.
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DatAct. La co-production de services, une alchimie collaborative
19 04/2013
La condition numérique, brillant ouvrage de J.-F. Fogel et B Patino, trace des voies inédites et souligne les ruptures dissimulées dans la jungle de l'aire numérique. Vous croyiez par exemple que Google, c'est gratuit ! Eh bien non, vous dit-on, "la gratuité apparente de l'univers numérique masque en fait des dépenses d'une importance sans précédent." Vous voilà avertis que les sentiers battus sont faits pour se perdre, tandis qu'une injonction à explorer ses propres voies est la seule (et difficile) planche de salut. D'ailleurs dans cette jungle, l'homme, "armé des outils numériques, trouve mieux que le bon chemin, son propre chemin." A bon entendeur...
Pour Chronos, partenaire du cabinet Le Hub dans la 3e saison de DatAct, cet ouvrage brillant est une occasion précieuse pour mettre à l'épreuve nos analyses sur l'alchimie nécessaire à "La co-production de services", intitulé de notre chantier d'innovation. Il s'agit d'exploiter le gisement éminemment prometteur (à défaut d'être encore pleinement solvable) des données publiques, personnelles et privées. Telle est, en effet, l'ambition de ce programme qui rassemble territoires et entreprises dans une démarche d'innovation multi-partenariale d'une durée de 18 mois.
Le crowdfunding au service du développement urbain
08 04/2013
Depuis quelques années, les plateformes de crowdfunding (financement par la foule) font des émules. Derrière un même terme se cachent des réalités hétérogènes, des promesses et des ambiguïtés. Que donne le crowdfunding dans le domaine de l'urbain ? Organisation d'événements, aménagement d'espaces publics, création de services de proximité... la nature des initiatives est sans limites.
En ces temps d'étranglement économique et de crise de confiance face aux institutions, ces démarches sont-elles des solutions pour la fabrique de la ville ? Peut-on financer des projets comme on lance de nouveaux produits ? Si tel est le cas, quels en sont les bénéfices et où sont les limites ? Il semble que le financement participatif est plus là pour souligner et encourager l'implication des individus que pour se substituer aux pouvoirs publics. Leur succès avec Spacehive au Royaume-Uni, Kickstarter aux Etats-Unis, UrbanKit au Chili, Ulule en France... témoigne cependant d'une envie d'une autre ville.
La sociologie pour décrypter les mobilités
05 03/2013
Se déplacer, téléphoner avec un mobile, réaliser des activités ailleurs que chez soi, évoluer professionnellement..., la mobilité renvoie à des acceptions multiples, multiplicité encouragée par la dissémination du terme dans de nombreux secteurs. Voila pourquoi la mobilité se décline au pluriel : "nouvelles mobilités", "mobilités numériques", "mobilités choisies", sont autant de termes qui embrassent la pluralité des sens. Il y a donc DES mobilités, parce qu'il y a différents types d'individus mobiles et parce qu'il y a de multiples occurrences d'accessibilité et de réponses.
La sociologie, "science des différences", permet de réduire cette complexité et de faire ressortir les logiques structurantes des pratiques observées. Comprendre la spécificité des logiques de mobilités et saisir leurs déterminants est essentiel pour les acteurs des mobilités qui développent des offres et des services. Cela leur permet d'acquérir une connaissance plus fine des besoins des individus et de personnaliser les services en fonction de cibles. La sociologie a développé des théories et des méthodologies pour établir des "cartographies des usages" sous la forme de typologies. Petit tour d'horizon de ces outils.
Synthèse trimestrielle - Taxis, "quantified self" et mobilité des jeunes
20 02/2013
Rien ne se perd, tout se transforme, pourrait-on dire des mobilités, qui composent avec des infrastructures et des modes existants, sur lesquels se greffent de nouveaux usages et technologies. Après la marche, la verticalité et la cartographie collaborative étudiée en octobre dernier, cette seconde "analyse trimestrielle" réalisée pour les membres du Groupe Chronos se penche sur :
- Le taxi, dont le monopole est remis en cause et qui devient un laboratoire de la voiture servicielle, connectée et partagée.
- Le "quantified self" : "l'homo numericus", bardé de capteurs prend la mesure de son pouls, compte les calories ingérées et les distances qu'il parcourt. Quelles sont les applications et les limites du "monitoring de soi-même" ?
- La mobilité des jeunes : recul de l'âge du permis, et surconsommation du covoiturage et des transports publics. Cette synthèse est proposée en infographie.
Présentation de Chronos
Chronos est un cabinet d'études et de prospective dont les travaux s'articulent autour de quatre grands thèmes : les mobilités, les territoires, le numérique et le quotidien.

