PRÉSENTATION
Afin de nourrir la réflexion de l’atelier Villes 2.0 “La ville augmentée”, Chronos propose des archives téléchargeables.
-
Thema N°97 – 21/09/05 – De liens en lieux
La pratique des terminaux personnels masque les mutations de l’information et de la ville. Les contenus de l’une et les accessibilités de l’autre se transforment. L'espace urbain se vit en interface de la mobilité à la navigation hypertextuelle, et inversement. Autre novation : émetteur et récepteur sont indissociablement liés dans les systèmes d’information. L’homme réseau alimente l’homme radar. Erigé en homme cyborg par le truchement du mobile, il dialogue avec les tags internet dont la ville se dote progressivement. Ces puces fluidifient aussi son parcours, ses accès et ses transactions par le truchement du sans contact. L’urbain nomade navigue alors à partir du programme de son propre système d’information ; en dialogue en temps et en lieux réels ; en interaction continue aussi avec les autres nomades.
Télécharger le Thema complet
-
Thema N°101 – 03/01/06 – La ville pervasive
Vous avez dit “pervasif” ? Lors d’un débat du Mobilités.net en 2004, Rafi Haladjan, créateur entre autres du réseau wifi Ozone à Paris, dû donner une définition française de “pervasif” (comme point de départ : “omniprésent”). Il se récusa préférant que le terme se charge de sens au fil du temps. Très vite pourtant, l’évolution de la ville s’est chargée de lui rendre raison. La ville devient pervasive… dans un sens qu’il reste encore à définir. D’un côté, la ville est traversée de réseaux dont la maille ne cesse de se densifier. De l’autre, les citadins porteurs de terminaux suscitent des dialogues homme-homme, homme-machine, voire machine-machine dans le cas de puces sans contact. Aux réseaux fixes des lieux répondent les réseaux cinétiques des hommes.
Télécharger le Thema complet
-
Thema N°103 – 10/01/06 – La ville pervasive. Suite niponne
De Tokyo, Karyn Poupée, nous propose des regards étonnants sur les développement offerts aux chalands des villes niponnes et coréennes. Le QR code est déjà si implanté au Japon qu’il résistera sans doute aux assauts du ColorCode. Pourtant, ce dernier est bien plus séduisant : à l’œil, bien sur avec ses jeux de couleurs et ses jeux de signes expressifs, mais aussi par sa capacité informative. Les autres nouvelles du front pervasif concerne le domaine des déplacements, largement soutenu par les pouvoirs publics dans le cadre d’un programme “Mobilité libre pour tous”. Les technologies pervasives y sont mises à contribution pour veiller à la sécurité des piétons, pour renseigner le voyageur citadin, pour prévenir des tsunamis et autres tremblements de terre fréquents dans la région, etc.
Télécharger le Thema complet
-
Thema N°108 – 19/02/06 – “Pervasive Mobile paradise”
La Corée du Sud ambitionne de créer un “paradis mobile” généralisant les services mobiles et seamless, dont le wifi. Dans le même temps, Nokia présente son premier téléphone wifi conduisant droit à un accès universel. Orange sera son prermier client. Niklas Zennström, patron de Skype, fort de ses 75 millions de clients, annonce un accord avec Hutchinson pour des abonnements intégrant le wifi en Autriche, Suède, Royaume-Uni et Italie. Taïpeh est la première grande ville au monde à livrer un réseau municipal. Paris annonce qu’elle a l’intention de s’équiper, alors que le réseau privé Ozone couvre déjà 40% de la capitale. Philadelphie, San Francisco, Chicago, Londres et 400 autres villes au monde se sont engagées dans la même voie. Toute aussi récente, l’annonce de Fon – réseau wifi crypto communautaire – en Espagne a le soutien de Google et de Skype.
Le wifi, après avoir grignoté sa place dans les cafés, aéroports et hôtels, et maintenant dans les parkings (Vinci Park) devient mobile et s’esquisse comme omniprésent. Rafi Haladjan, patron d’Ozone, dans un entretien audio accordé à Chronos, analyse cette maturité. Le wifi est un symptôme, puissant mais pas unique. D’autres technologies suivent dans se sillage d’une continuité de connnexion dans la permanence et la fluidité, dit-on.
Télécharger le Thema complet
-
Entretien Chronos – Albert Asseraf, Directeur de la Stratégie (JCDecaux & Avenir)
En élargissant son territoire aux espace de transit, en devenant
mobilier urbain, en industrialisant son offre, l’affichage avait déjà
fait une première mue qui l’a amené à se signifier comme “communication
extérieure”. La révolution ne s’arrête pas en si bon chemin. L’idée qui
préside aux nouvelles visions de ce média pourrait se résumer dans une
problématique d’ “adressage”. Jusqu’il y a peu, vous n’aviez qu’une
adresse de domicile. Dans les années récentes, vous vous êtes dotés
d’adresses “mobiles”, des adresses qui vous suivent dans votre
parcours. Le 06… est une adresse, la votre et seulement la votre… en
chemin. L’adresse électronique n’est pas loin qui devient mobile aussi.
Ces perspectives d’adressage se masquent en filigrane derrière
l’innovation d’Avenir qui entend dialoguer avec les chalands dans
l’espace public d’abord en singularisant les tranches d’horaires,
ensuite en créant une interactivité. Demain ce dialogue, annonce Albert
Asseraf, se prolongera bien au-delà pour s’adresser non seulement à
l’audience, mais aussi au citadin, au consommateur, au voyageur et au
citoyen. Bref aux diverses composantes d’une même individu au
quotidien… et à lui-seul… et selon ses demandes. On “google” la rue ?
Chronos
Télécharger l'entretien complet
-
Entretien Chronos – Nelly Bussac, Ecole Spéciale d'Architecture de Paris
Stop & Go. Centipede made in Hong Kong
Nelly Bussac, étudiante à l’Ecole Spéciale d’Architecture de Paris
Nelly Bussac est étudiante à l’Ecole Spéciale d’Architecture de Paris. Son projet Centipede (du nom anglais du mille-pattes) est une remarquable réponse au défi de la ville complexe. Si Hong Kong l’est pleinement, si de nombreuses villes asiatiques le sont déjà ou le deviennent rapidement, des mégapoles comme Sao Paulo ou Mexico entrent aussi dans ce schéma et annoncent la généralisation de la ville dense et compacte à laquelle n’échapperont pas les grandes mégapoles européennes. Cette ville, traversée par des flux physiques aux échelles multiples, cherche ses nouvelles urbanités dans ces imbroglios. On voit se dessiner, dans l’analyse qui sous-tend le projet de Nelly Bussac, la trame des “modes and nodes”, cette figure des hubs que nous avons eu l’occasion d’énoncer par ailleurs. On ne pouvait trouver plus percutante démonstration que Hong Kong pour illustrer cette lecture de la ville. D’autant qu’aucune ville au monde n’a su comme Hong Kong y déployer la suite servicielle citadine qu’héberge Octopus, détenue – le plus souvent à deux exemplaires, un privatif, un professionnel – par tous les résidents et visiteurs. Cette carte à puce universelle et sans contact gère tous les flux de déplacement urbains mais aussi la plupart des petites transactions du quotidien. Une routine en quelque sorte qui allège le parcours des citadins et qui liquéfie – pour reprendre la formule de Nelly – les flux.
Mais la partie la plus riche du projet est ailleurs. L’analyse de Nelly Bussac confirme l’éventrement des villes par des axes lourds qui disjoignent des quartiers et disloquent la ville. Elle a imaginé un cheminement piétonnier – retrouver la déambulation ! – dont la fonction est triple. D’abord remailler des quartiers qui ont fini par s’ignorer faute de liens. Ensuite, redistribuer les flux dans un autre tempo que celui des complexes d’échanges nerveux et gigantesques. Ce sont justement les multiples petites pattes du mille-pattes ! Enfin, et peut-être surtout, réintroduire le temps de pause, celui de l’échange, celui de la lenteur dans la ville à flux tendue, et donner l’occasion de vivre la ville autrement.
Chronos
Télécharger l'entretien complet
-
Entretien Chronos – Loïc Hay, ARTESI
Les widgets, "radars" du web
Entretien avec Loïc Hay , ARTESI (Agence régionale des technologies et de la société de l’information)
Il y a deux ans, un utilitaire (le Dashboard) faisait une apparition spectaculaire sur les écrans des Mac. D’un seul clic, montait automatiquement à l’écran de l’utilisateur, une batterie d’informations paramétrées par l’utilisateur. Ces données (dernières nouvelles d’un site, météo, cours de bourse…) et ces services (dictionnaire, détecteur de bornes wi-fi, routeur de SMS…) étaient reliées au Web. C’est la naissance officielle des widgets.
Depuis, ces “véhicules numériques customisés” s’inscrivent dans une effervescence qu’explore Loïc Hay pour les collectivités territoriales.
La puissance du widget prend sa source dans sa capacité “radar” à sélectionner l’information choisie en permanence et dans sa “malléabilité”, c’est-à-dire son aptitude à s’insérer à sa main dans n’importe quel dispositif.
Le widget s’entend dans un système où il agit comme capteur d’informations personnalisées et actualisées (d’une personne ou d’une entité). C’est la quintessence d’une information réappropriable, emblématique d’une démarche autonome et maîtrisée.
Avec une demande dans le mouvement – … et un Google toujours aussi entreprenant ! –, cette information devient pleinement “mobile”. Bilan prometteur d’un facilitateur “riche” qui évolue dans un système encore trop complexe.
Chronos
Télécharger l'entretien complet