Le vertige de la crise automobile signifie la fin d'une voiture et le début d'une autre. Si cela nous touche tant, "c'est aussi parce que nous entretenons avec la voiture une relation singulière", rappelle Courrier International. Cette relation est irriguée d'imaginaires collectifs, véhiculés par un siècle de pubs et de road-movies célébrant la voiture-liberté. Mais quand la réalité rattrape le mythe, le choc est si brutal qu'il fige les acteurs... et les autos. L'automobile s'est muée en auto-immobile. Pour s'extraire de l'inertie, les constructeurs entrent dans la bataille de la voiture servicielle. Une rupture qui appelle des valeurs relationnelles entre l'auto nouvelle - nécessaire et servicielle - et son conducteur, aussi fortes que celles du véhicule propriétaire - plaisir, liberté, bulle individuelle. Que seront ces imaginaires ? Voyage dans la 'psyché' de l'automobiliste.
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Chronos est un cabinet d'études et de prospective dont les travaux s'articulent autour de quatre grands thèmes : les mobilités, la ville, le numérique et le quotidien.



