La gare est un objet urbain mal identifié

22 08/2011 de Julie Rieg

Lors des colloques "Gare et gouvernance" organisé par Gares et Connexions en juin dernier (voir ici et ), Roland Ries, maire de Strasbourg et président du GART, proposait non sans ironie la formule d'objet urbain mal identifié pour qualifier la gare. Et pour cause ! La gare est à la fois un objet ferroviaire, commercial, publicitaire, économique et urbain. On lui demande d'absorber la croissance des flux (la gare Part-Dieu à Lyon devrait voir son trafic doubler d'ici 2025) tout en assurant le bien-être des voyageurs et l'accessibilité des territoires. Le défi est complexe, d'autant que la gare regroupe des acteurs divers (des politiciens aux urbanistes, en passant par les opérateurs de mobilité, les commerçants et les voyageurs) et témoigne de complexités croissantes en termes de gouvernance. Qui est légitime pour en être le chef d'orchestre ? Quelles en sont les opportunités économiques ? Et quel rôle confier aux voyageurs ?

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