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Bouger dans un monde de brut

15 11/2005 de Bruno Marzloff

Les ressources en pétrole se tarissent. Le pic de production du brut atteint en 2015, on abordera une inéluctable pente. La moitié des produits pétroliers se consomment en transports. Cela interroge nos mobilités. S'oriente t-on vers une mobilité malthusienne ou se donne t-on d'autres moyens de gérer nos mobilités ?

La flambée du brut suscite des énergies alternatives, pousse la voiture à se réinventer, l'automobiliste à s'ouvrir d'autres modes, le constructeur à trouver d'autres formes d'usage, les acteurs de la ville à lui donner d'autres rôles. Ce baril effervescent donne aussi des couleurs aux modes collectifs et alternatifs. Au-delà, l'usage personnalisé des transports collectifs, le développement des modes intersticiels, les encouragements aux modes doux, d'autres modèles économiques, des articulations intelligentes de modes multiples, fécondent des suites de mobilités efficientes où le carburant essentiel est… l'information.

Temps medias : rythmes et farandoles

03 11/2005

Les médias se décomposent en autant de formats que l'exigent les situations de mobilité de l'individu au quotidien. La chorégraphie qui en est issue est étrange. Elle révèle une galaxie des médias encore confuse. Elle révèle surtout des modèles d'usage basés d'abord sur des rythmes transformés. Les médias épousent les nouvelles organisations du temps de l'individu. Comment ? Par des formats plus courts jusqu'aux "podcast" des iPod ou aux "mobisodes" des mobiles. Par l'usage diversifié de médias dans le jalonnement du temps. Par de la consommation décalée dans le temps et dans l'espace. Et enfin par une construction incrémentée de l'information au fil du temps, justifiant la notion de média et d'information fluides.

De liens en lieux

23 09/2005

La pratique des terminaux personnels masque les mutations de l'information et de la ville. Les contenus de l'une et les accessibilités de l'autre se transforment. L'espace urbain se vit en interface de la mobilité à la navigation hypertextuelle, et inversement. Autre novation : émetteur et récepteur sont indissociablement liés dans les systèmes d'information. L'homme réseau alimente l'homme radar. Erigé en homme cyborg par le truchement du mobile, il dialogue avec les tags internet dont la ville se dote progressivement. Ces puces fluidifient aussi son parcours, ses accès et ses transactions par le truchement du sans contact. L'urbain nomade navigue alors à partir du programme de son propre système d'information ; en dialogue en temps et en lieux réels ; en interaction continu aussi avec les autres nomades.

La Carte en quête de sens

09 09/2005

Le rapport à la ville poursuit sa mutation, révélant des exigences de navigation, d'orientation, de guidage, d'échanges, souvent médiatisés par un support séculaire, la carte. L'initiative qui ouvre une fenêtre aux échanges entre sinistrés de l'ouragan Katrina (carte page 7) via l'indexation sociale prend appui sur un détournement de Google Map. A ce type d'exploitation détourné, on mesure l'importance de l'innovation et sa nécessité. Google Earth n'a pas non plus résisté très longtemps aux détournements des hakers qui s'en servent à d'autres fins que de rabattre de la clientèle des clics vers les points de vente. Réalistes, Google et Yahoo ont livré les secrets de l'exploitation de leurs cartes pour en faire des supports d'échanges. La carte devient un support d'expression illimitée, s'enrichissant de fonctionnalités, de contenus et de paralaxes multiples, en 2D puis 3D au moins pour le plaisir de l'imaginaire.

Le voyageur du quotidien

28 07/2005

Derrière ce "voyageur du quotidien", il faut entendre une autre lecture des modes de vie. L'irruption massive d'internet et de la téléphonie mobile a produit un choc, révélé des modifications radicales de comportements et induit de nouvelles offres.

Les modèles sociologiques et économiques qui émergent masquent "une économie des mouvements" inédite. Il faut se donner les moyens de la comprendre pour y répondre. C'est le débat autour duquel Chronos a rassemblé plusieurs intervenants, acteurs de la chaîne de mobilité et au sein duquel se sont exprimés d'autres acteurs de la distribution, des médias et du transport.
C'est aussi une étude ethnologique, "Impedimenta" dont le Groupe Chronos prend l'initiative avec les concours de la société inProcess et de Stéphane Juguet, anthropologue. Elle vise, en rassemblant certains de ces protagonistes, à explorer cette économie qui gère des accessibilités et des portabilités en jouant des "situations de mobilité" et se mettant "aux formats des mobilités multiples"

Présentation de Chronos

 

Chronos est un cabinet d'études et de prospective dont les travaux s'articulent autour de quatre grands thèmes : les mobilités, la ville, le numérique et le quotidien.

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