Le quotidien à distance, un rapport d'étude Kantar Media et Chronos

15 07/2011 de Chronos

Depuis 2004, Chronos réalise une analyse des données de l'étude SIMM-TGI recueillies par Kantar Media (anciennement TNS Media Intelligence). Un rapport prospectif est remis annuellement aux souscripteurs qui instruit les évolutions des pratiques de mobilité en s'appuyant sur l'indicateur d'hypermobilité.

La figure de l'hypermobile incarne l'individu moderne, urbain, jeune, actif et CSP+, qui utilise largement les différentes ressources à la mobilité. Les hypermobiles sont des pionniers aussi bien dans leurs pratiques médias que dans leurs logiques de consommation et leur organisation du quotidien.

Le dernier rapport porte sur le quotidien à distance (les activités du quotidien réalisées ailleurs que le lieu traditionnellement dédié).

Pour en savoir plus sur cette étude, merci d'envoyer un courriel à Julie Rieg.

 

Le sommaire du rapport "Le quotidien à distance"

 

1. L'étude Hypermobilité, son histoire, ses apports

 

2. Le quotidien à distance

  • Une notion émergente
  • Les enjeux économiques, sociaux et environnementaux

 

3. L'hypermobile autonome et stratège

  • Quand l'hypermobile étend son quotidien
  • Où et quand capter l'attention
  • Une structuration intelligente d'un cadre temporel souple

 

4. Le quotidien à distance, vecteur de nouvelles proximités

  • Plus j'achète, plus j'achète
  • Le télétravail est l'affaire de tous
  • S'organiser à distance, des pratiques intégrées pour des bénéfices visibles
  • Quelles perspectives pour l'éducation et la santé à distance
  • Médias, entre délocalisation et désynchronisation des pratiques

 

5. Analyse de Bruno Marzloff, sociologue et directeur de Chronos

  • Les distances du quotidien et le quotidien à distance

Rapport fournit en format PDF / 36 pages.

 

 

Un extrait du rapport : "Le quotidien à distance"

"Le choix du quotidien à distance comme objet d'étude reflète la consolidation de pratiques liées d'abord à l'organisation du travail. Quittant les rythmes et les localisations récurrentes et cloisonnées, le travail entre lentement mais inéluctablement dans la flexibilité et l'autonomisation, donc la distance. Au-delà, ce quotidien à distance est une réponse aux désynchronisations du temps de la ville et aux extensions de ses horaires. Ces évolutions sont encouragées par le développement de l'internet, du mobile et des TIC, c'est-à-dire par la réalisation d'activités à distance de leurs lieux traditionnels d'action, en quelque sorte par leur délocalisation.

Plusieurs signaux rendent compte de cette tendance. Ainsi, la SNCF propose désormais une connexion Wifi dans le TGV Est, les territoires s'équipent peu à peu de télécentres (comme Rennes, l'Orne, etc.), les supermarchés en ligne se multiplient. Mais le quotidien àdistance ne se limite pas aux usages numériques : il fait aussi intervenir des ressources physiques s'immisçant dans les routines des individus : une crèche en gare de TER, un Monoprix entre deux correspondances de métro parisien (station Châtelet), un espace Colissimo sur le chemin ou un point-relais pour réceptionner ses colis à proximité de son travail ou de son domicile.
Ces pratiques contribuent à redéfinir la notion même de distance/proximité dans la ville, de même qu'elles reconfigurent en profondeur les consommations des citadins (courses, médias...)."

 

Objectifs de l'étude

Bâtir des référentiels, des indicateurs et la méthodologie ad hoc est un prérequis pour révéler les stratégies complexes des individus. Il y a urgence à construire de nouvelles démarches statistiques capables de rendre compte d'un monde en mouvement, ni figé ni cloisonné ; un monde où le travail s'opère aussi chez soi, en week-end, dans le train..., un monde où les réseaux mobiles permettent de se connecter n'importe quand, de partout, avec n'importe qui, voire n'importe quoi (Internet des objets et 5e écran).

Dans ce monde où le nomade prévaut progressivement sur le sédentaire, face à un mélange des temps contraints et choisis, l'usager n'a d'autres choix que l'autonomie. Pour mieux gérer son temps et son quotidien, l'individu apprend à maîtriser les outils numériques, ses modalités de mobilité et les ressources du territoire. Telle est l'hypothèse approfondie chaque année dans nos analyses. En 2009, nous nous penchions sur la place du mobile et le jeu des adresses. En 2008, nous nous intéressions davantage aux stratégies de déplacements et à l'autonomisation des individus.

 

Méthodologie

Dès 2004 et avec la complicité d'Alain Tripier (Sereho), Kantar Media et Chronos ont franchi une nouvelle marche méthodologique par la construction de l'indicateur d'hypermobilité qui traduit l'adaptation à ce monde nouveau.

Quatre types de mobilité sont prises en compte, puis fusionnées, pour identifier les hypermobiles et leur maîtrise des outils :

- La mobilité déplacement instruit l'intensité et la diversité des déplacements.

- La mobilité média observe les pratiques médias.

- La mobilité numérique interroge les usages des outils numériques.

- La mobilité achat questionne les habitudes d'achats et des fréquentations des commerces.

Ces mesures s'appuient sur un échantillon large (10.000 individus de plus de 15 ans, représentatifs de la population française, issu de l'étude SIMM Mobile Inside).

Seuls les souscripteurs de l’étude peuvent accéder à l’ensemble des résultats.

Présentation de Chronos

 

Chronos est un cabinet d'études et de prospective dont les travaux s'articulent autour de quatre grands thèmes : les mobilités, la ville, le numérique et le quotidien.

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