Temps réel - Le mot de la fin, par Bruno Marzloff
19 11/09
Les trois tables rondes auront permis de défricher le paysage des mobilités de demain. Bruno Marzloff, conclut en partant de cette appellation de "voiture servicielle", "aux consonances a priori peu limpides", comme le remarque notre partenaire Innovation le journal ?
Il faut, pour comprendre l'origine du nom, se rendre au Japon où Bruno Marzloff avait découvert la suite servicielle i-mode de NTT DoCoMo au début des années 2000. "Très vite, le Japon s'est saisi du numérique pour apporter des solutions servicielles aux contraintes de mobilités. Il a fallu pour se faire qu'opérateurs et fournisseurs de services s'accordent entre eux. Nous sommes aujourd'hui dans le même courant avec la voiture servicielle".
Il y a en effet un jeu d'acteurs en mutation, fait de débordements de métiers et de nouveaux intervenants. Tous les participants ont justement parlé d'un "écosystème de mobilités", en intégrant l'usager acteur de ses propres mobilités, il arbitre ses pratiques et participe à la "ville 2.0". A ces acteurs s'ajoutent les "générateurs de mobilité (entreprises, commerces, stades…). Il faut aussi voir l'arrivée des acteurs du digital, Google en tête. Il y a enfin un élargissement du métier des opérateurs de transports". Et de rappeler que tous les opérateurs de transport en commun français sont présents dans une initiative d'automobile servicielle.
Pour Bruno Marzloff, quatre clés façonnent le nouveau paradigme des mobilités :
- le numérique, en atteste l'iPhone présent dans quasiment toutes les interventions. Le numérique, c'est aussi l'open source et l'interopérabilité des données.
- les régulations. Le partage de la donnée publique amorce la boucle vertueuse. Les contributions des usagers font partie de la "donnée publique", complétées des traces (des passes Navigo, des véhicules, des mobiles) qu'il faut libérer.
- le partage. Malgré le vandalisme, Vélib a montré que l'on était arrivé à maturité sur la question des partages. Il a eu le rôle de révélateur. Autolib pourrait avoir le même impact.
- les modèles. Les études de TNS Sofres soulignent l'inertie des comportements. Comment en sortir ? Encore une fois, Vélib a agit comme catalyseur de la pratique du vélo urbain parce que l'offre a révélé la demande.
Le mot de la fin ? "On mesure la diversité des acteurs présents dans les différentes réponses à Autolib. Mais bizarrement, il n'y a aucun constructeur dans les groupements". Clin d'œil et appel du pied aux premiers concernés par le thème de la conférence.
Retrouvez l'ensemble des compte-rendus en temps réel :
- Ouverture, par Louis Nègre et Bruno Marzloff
- Table ronde 1 : Comment intégrer la voiture dans le système global de mobilité ?
- Table ronde 2 : Quels services, quels réseaux pour un marché unique des déplacements ?
- Table ronde 3 : Comment passer de la "voiture à vivre" à la "voiture vivable" ?
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Commentaires
23 11/09
Bravo pour cette journée très enrichissante et pour la démarche volontariste de tous ses acteurs.
L'équipe TransWay (la premier plateforme 2.0 de mobilité !)