Twitter à l'usage de la ville
25 10/07
Twitter (c’est gazouiller en traduction littérale, mais sa définition fonctionnelle semble floue) est très jeune (naissance 06/07), très actif et très populaire. Autre émanation urbaine du 5e écran, il permet de rester en lien via des SMS en adressant à ses contacts quelques mots, résumant le plus souvent son activité ou ses pensées du moment. Le blogueur Pierre Chappaz trouve le service “inutile” et provoque un débat (plus de 50 commentaires postés). Sur TechCrunch, la montée en puissance de Twitter ne laisse pas indifférent (encore 50 commentaires) et suscite la question de ses possibles champs d’application. Outre-atlantique, le site Mediashift pose le même constat.
Il y aurait-il des dimensions utilitaires au-delà de ces liens “sociaux” en temps réel ? C’est finalement en s’extirpant des frontières du web et en migrant vers la ville et le mobile que Twitter trouve des applications significatives. Ainsi, l’autorité de transport de San Francisco (BARTsf) exploite la plate-forme pour publier annonces et informations de trafic. Le service au départ individuel et ludique devient collectif et utile. Cette utilisation de Twitter est déclinée à Londres.
A Londres ou à San Francisco, les usagers ont – sous couvert de modération – droit de parole comme l’illustrent ces messages :
Les opérateurs de transport bénéficient là d’un service au coût de fonctionnement proche du nul. Le bénéfice utilisateur est dans l’imédiateté et le mouvement puisque la version mobile de Twitter existe déjà !
Les déclinaisons TwitterVision et TwitterMap poussent le service sur une échelle globale, en plaçant les messages sur une carte, manière de les contextualiser selon le temps et le lieu d’envoi. Une récente déclinaison, TwitterWhere en fait un outil du quotidien en permettant automatiquement de réactualiser la position géographique de l’utilisateur et de recevoir des informations en conséquence. Plus récemment, Tracking Twitter propose de souscrire à un “tag“ (mot-clef) comme “Paris” ou n’importe quel autre, pour recevoir les messages publiques qui contiennent ce mot et pouvoir interroger le service sur l’identité de l’envoyeur, ou encore continuer à recevoir les messages qu’il publie. C’est autant de potentialités d’applications dans la ville qui demandent à être trouvées !

