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Rouler sans conduire ? On peut agir


18 01/10 de Julie Rieg

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Arrêter de conduire, c'est faire un deuil (Catherine Espinasse, RATP), une échéance que les personnes âgées reculent parfois à leurs risques et périls (les accidents de la route sont en partie liés à âge). Un des éléments de ce recul est la dépendance automobile : comment faire ses courses ? rencontrer ses amis ? voir le docteur et passer à la pharmacie ? Les territoires éclatés ne laissent guère le choix que de parcourir une flopée de kilomètres et l'offre alternative n'existe pas toujours. Quand bien même elle l'est, elle n'est pas forcément adaptée. Le plus souvent, ce sont les enfants (et encore plus les filles, souligne Catherine Espinasse) qui prennent le relais. Une entraide nécessaire mais gênante. On passe d'une dépendance (l'auto) à une autre. Les aînés se sentent "assistés", "vulnérables", "passifs". Alors, pourquoi ne pas profiter des déplacements des autres ?

 

Le covoiturage permet de rouler jusqu'au bout de la vie. Il reste à ajuster l'offre et la demande et à créer la place de marché. Quelles informations voyageurs (horaires, itinéraires) ? Comment les collecter ? les diffuser ? les partager ? La généralisation du téléphone mobile ouvre bien sur des perspectives. En 2007, le taux d'utilisation d'un mobile chez les retraités atteignait déjà les 55% (GART), soit 11 points de plus qu'en 2004. Et si, pour motiver les covoitureurs, on compensait la future taxe carbone par un bonus "partages et solidarités" ?

 

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Chronos est un cabinet d'études et de prospective dont les travaux s'articulent autour de quatre grands thèmes : les mobilités, la ville, le numérique et le quotidien.

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