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Mieux se déplacer demain ? Réponses des "échanges métropolitains"


03 02/09 de Groupe Chronos

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Comment mieux se déplacer demain ? Voilà la question du Pavillon de l'Arsenal à laquelle des observateurs attentifs des mobilités - urbanistes, philosophes, sociologues... - répondent sous forme de courtes vidéos. Dans le cadre de ces "échanges métropolitains ", l'Arsenal invite experts et citadins à contribuer au débat sur l'actualité et l'avenir de la métropole.

Chronos a écouté ces contributions. Le moins qu'on puisse dire des diverses réponses est que l'on sort du cadre des transports pour parler "mobilités" et modes de vie et de villes. Qu'il s'agisse d'explorer les "métissages", les "partages", d'imaginer des "centralités urbaines" et des "transitions" autour des lieux du transport et des "relocalisations" de ressources afférentes, dans tous les cas, il faut, conclut l'architecte-urbaniste Christian Devillers "une politique de transport adaptée à la ville que l'on souhaite habiter et non l'inverse", tandis que la tonalité générale souligne la nécessité d'une "cohabitation multimodale harmonieuse". Ce sont en partie des analyses qui seront reprises dans le cadre du colloque UTP/Chronos "Mettre la ville dans les réseaux" du 4 mars prochain.

 
Georges Amar (Responsable Prospective et Innovation à la RATP) :

La plus grande part des innovations dans les mobilités procède des métissages ; ainsi, le 'pédibus' qui allie les caractéristiques du bus avec la marche ou Vélib qui associe le public et l'individuel. Ces nouvelles catégories de transport créent une offre qui est la seule réponse possible aux complexités de nos modes de vie. Dans le même temps, il faut admettre que les compétences à l'usage d'un réseau complexe sont faibles.

 

Patrick Jouin (Designer) :

La mobilité crée du lien. Entre les individus, quand les déplacements deviennent un moment utile de partage, d'information, de détente ou même d'amitié. Entre les quartiers de la ville, lorsque les mobiliers visibles maillent l'ensemble du territoire de manière uniforme (stations de tramway, bornes Vélib'). Entre la ville et ses habitants, lorsque le Vélib joue sur l'affect des individus et transforme leur regard sur leur ville : "mettez 2000 vélos, et tout le monde sourit".

 

Philippe Colomb (Président de Vélorution IDF) :

Les routes sont censées relier les lieux et la domination de la voiture conduit à l'inverse pour les trajets qui ne sont pas en voiture. Quand le périmètre n'est plus accessible à vélo, c'est qu'il y a un problème d'urbanisme : comment faire en sorte que nos activités soient "relocalisées", nos ressources recentrées ? Autrement dit : en re-distribuant le territoire et en créant de nouveaux lieux de centralité, le vélo pourrait redevenir la référence et un mode de déplacement "sérieux" comme dans les années 50. Le raisonnement est bon, mais pas exhaustif. Il en oublie de parler d'intermodalité...
 

Marc Armengaud (Philosophe) :

Trois idées pour le futur des mobilités : former des territoires d'hypermobilités, ces laboratoires vivants pourraient être les "anciennes" villes nouvelles. Créer dans les gares, des lieux de travail temporaires et des lieux de transition. Favoriser la mobilité qui mène vers des sites qui n'ont pas de viabilité économique mais qu'on pense essentiels pour une métropole.

 

Christian Devillers (Architecte-Urbaniste) :

Il faut une politique de transport adaptée à la ville que l'on souhaite habiter et non l'inverse. Le report modal vers les transports en commun, ça ne suffit pas. Il faut réduire les raisons de se déplacer : du côté des mobilités résidentielles, on doit pouvoir déménager facilement si l'on souhaite habiter à proximité de son travail. Du côté des mobilités de loisir et de commerce, il faut renforcer les centralités, voire en créer de nouvelles. Bref, il faut construire de pair les politiques des transports et les politiques urbaines, à l'échelle du "Grand Paris". Quid des gouvernances ?

 

Jean-Pierre Daverio (Directeur général des Taxis Bleus) :

Il faut une cohabitation multimodale harmonieuse et des évolutions du service de taxi. Ainsi, au-delà du périphérique parisien, l'aménagement d'une voie dédiée aux transports collectifs et aux taxis sur l'Autoroute A1 pour rejoindre les aéroports, impactera les mentalités. Le métier de taxi continue de se moderniser. Taxis bleus intègre le Wifi, a produit une charte de développement durable et a développé un service de partage de taxi.

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Présentation de Chronos

 

Chronos est un cabinet d'études et de prospective dont les travaux s'articulent autour de quatre grands thèmes : les mobilités, la ville, le numérique et le quotidien.

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