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Les interfaces de la ville sensible


29 09/10 de Tommy Pouilly et Caroline de Francqueville

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Panneaux d'indication, poteaux, pancartes, feux de signalisation : l'espace public est encombré et la ville perd de sa lisibilité. Pourtant, ces signes qui jalonnent nos trajets sont autant d'interfaces nécessaires à la compréhension de l'environnement urbain et à l'adoption de comportements adéquats. La signalétique explore alors de nouvelles solutions : invisibles (avec le numérique) ou mobilisant davantage des sens jusqu'à présent peu sollicités, comme l'ouïe ou le toucher (Voir aussi billet Le numérique révèle la ville sensible).

Nicolas Nova évoque par exemple les dispositifs podotactiles, initialement destinés aux malvoyants, qui s'accumulent dans l'espace urbain, proposent une autre forme de guidage et, partant, un renouveau de la "lecture" de la ville. Dan Hill, dans cette vidéo, présente des projets expérimentaux de feux de signalisation qui parlent aux passants. Il ne s'agit pas tant de les renseigner que de les surprendre : le dialogue se noue presque inévitablement entre acteurs et spectateurs de la scène.

 

 

Avec le numérique, la ville s'augmente de nouvelles interfaces. Le magazine Slate s'interrogeait il y a peu sur la fin prochaine de la signalétique, tuée par les technologies mobiles et la géolocalisation. Ce n'est évidemment pas pour demain car les signes physiques rassurent et offrent une confirmation des indications apportées par les outils de guidage.

Cependant, les contributions des usagers à la fourniture de données urbaines permettent d'envisager des outils plus performants. Ainsi, au-delà de sa flotte de véhicules qui sillonne les routes, le service de cartographie numérique NAVTEQ utilise un outil appelé Map Reporter qui propose aux individus de corriger des informations incorrectes. Google Maps propose une fonction similaire. Un GPS social et gratuit a même vu le jour : Waze est un outil entièrement généré par ses utilisateurs qui cartographient au fur et à mesure leur environnement !

Mais à l'heure où la ville s'édite par ceux qui la vivent, l'enjeu est double : fiabilité et pertinence de l'information et, au-delà, production de "contenus HQU". La haute qualité d'usage impose d'adapter les outils aux personnes les moins à l'aise avec eux, par l'interface la plus adaptée. C'est une condition pour que la ville soit lisible et donc accessible à tous.

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Présentation de Chronos

 

Chronos est un cabinet d'études et de prospective dont les travaux s'articulent autour de quatre grands thèmes : les mobilités, la ville, le numérique et le quotidien.

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