Blog Chronos

 

27 01/12 de Marie-Emilie Christofis

Bon gré mal gré les Millennials délaissent petit à petit la voiture individuelle au profit de nouvelles formes de mobilités. Au croisement de l'économie et de l'idéologie, ce sont des modèles inédits qui commencent à se dessiner pour répondre aux attentes de cette génération Y. Elle-même, bercée dans la culture collaborative, cible des distributeurs et de la majorité des politiques d'aménagements, impose une vision partagée où le déplacement est synonyme d'anticipation. L'idée d'une fracture générationnelle a donc émergé et la voilà confirmée par diverses études révélant les évolutions des représentations et usages automobiles. A pied, à vélo, en train ou en avion, qu'importe tant que l'on se déplace.

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25 01/12 de Julien Gaffiot et Léa Marzloff

Face à une mobilité urbaine en veine d'éclectisme, les usagers cherchent des services assumant le tournant multimodal, à l'image de MU (by Peugeot) et de MO. Ces deux services innovants s'inscrivent dans ce sillage, ouvrent des pistes et révèlent dans le même temps les obstacles à l'intégration des services dans des offres communes.

Mu propose la location de l'ensemble de la gamme du constructeur, de la citadine au siège bébé, du scooter au coffre de toit, selon l'occurrence. Une carte prépayée, dotée de "points", sert à réserver en ligne un véhicule ou un accessoire qui sera retiré chez un concessionnaire de la marque proposant le service. "Avec la moitié des clients qui ne fréquentaient pas les réseaux Peugeot et un taux de croissance à deux chiffres, l'expérimentation Mu est devenue une offre de services à succès" souligne Jean-Paul Durand, à l'origine de l'offre chez Peugeot. L'offre Mu s'élargit aux entreprises et professionnels en n'oubliant pas les "miles" de récompense.

Système de mobilité encore expérimental et développé à Munich, Mo entend articuler partage de voiture, location de vélo et offre traditionnelle de transports en commun (bus, métro). Les usagers sont récompensés pour chaque trajet "durable", et gagnent des miles à "dépenser en bus, en métro, ou en voiture". Le service "Mo" comprend en outre une application pour mobile donnant accès entre autre à un dispositif de localisation des différents véhicules disponibles sur le réseau. Mais comment passer de l'expérimentation, couronnée de succès, à la grandeur réelle ?

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23 01/12 de Bruno Marzloff

Pour Tom Vanderbilt (Slate), la carte des transports publics est trompeuse. Elle confond "l'itinéraire" et la "ligne" (la route ne traduit pas les fréquences. Là est la distorsion, les cartes disent "où" on va, pas "quand"). Dès lors, l'enjeu est moins "l'expérience du voyageur" (98% des Américains s'accordent à trouver le transport public "souhaitable") que le "principe de certitude" (on ne se pose pas la question de la disponibilité de la voiture, elle est "certaine", pas celle du transport public.) L'enjeu du transport public est alors celui de sa disponibilité certaine, quand les autorités n'ont en tête que la vitesse commerciale ("Nous sommes encore dans le fantasme de la vitesse quand la performance attendue est dans le système global de transport et sa disponibilité", Grist). Tom Vanderbilt conclut, "Si vous pensez 'transport public disponible', alors appelez cet itinéraire une 'ligne'." Dire cela, c'est souligner combien le transport est d'abord une question de temps. On souscrit mille fois.

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18 01/12 de Philippe Gargov

Le plus grisant des "villes agiles", c'est de dépasser les morphologies urbaines préexistantes. Plus elles sont rigides, plus les métamorphoses apparaissent remarquables, qu'il s'agisse d'occuper l'espace laissé vacant par l'automobile avec les parklets, d'augmenter la ville en lui greffant des bidouillages inspirés de la culture hacker, ou de détourner des containers tombés en désuétude. Ces exemples présentent deux curiosités (ou encouragements à la créativité des "agilités"). Il s'agit d'abord de propositions éphémères et souvent plus ludiques que fonctionnelles. Au risque de se répéter : "La ville agile doit-elle nécessairement se construire 'en CDD' ?" Imposer l'agilité dans l'ADN même de la ville serait autrement plus classe, non ? Ce sera l'objectif de cette quatrième chronique.

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20 01/12 de Guerin Monique

Merci à Jean-Philippe Clément d'avoir mis en ligne la revue M3 mais elle est aussi téléchargeable en pdf sur le site millenaire3 : http://www.millenaire3.com/M3-Societe-urbaine-et-action-publique.122+M553636ebc53.0.html
Bientôt il y aura une version tablette...


13 01/12 de Philippe Gargov avec Léa Marzloff

La carte et ses territoires étaient à l'honneur au BarCamp co-organisé par FaberNovel et la RATP sur la "cartographie des transports en commun". Yann Le Tilly propose un compte-rendu clair et efficace en quatre rappels utiles à tout acteur urbain désireux de cartographier "son" monde et l'inévitable débat de l'ouverture des données. La présence de la RATP en tant qu'organisateur lui offre ici une résonance particulière. Les frottements en 2011 de l'opérateur avec CheckMyMétro, application mobile de navigation parisienne, a sans doute servi de détonateur. L'affaire s'est (momentanément ?) conclue positivement par un concours invitant les usagers à produire un plan de métro libre de droit. Une centaine de cartes ont vu le jour, plus ou moins lisibles, plus ou moins artistiques, mais toutes stupéfiantes (et surtout fidèles à la réalité).

Au-delà de la capitale, retour dans cet article sur le jeu Chromaroma pour les usagers du métro londonien, Open Street Map sur mobile, les 47 films cachés derrière une carte du pOlau en passant par un clip de Piers Faccini tout en navigation.

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Présentation de Chronos

 

Chronos est un cabinet d'études et de prospective dont les travaux s'articulent autour de quatre grands thèmes : les mobilités, la ville, le numérique et le quotidien.

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