22 03/10
Babel hier, Dubaï aujourd'hui : de tous temps, architectes et urbanistes se seront laissés happer par leurs fantasmes de verticalité. Certes, la hauteur est la réponse a priori évidente à la nécessaire densification des villes, face aux dérives de l'étalement urbain dont on ne cesse de payer les pots cassés. Mais l'on paye du même coup les excès d'une ville qui s'élève : effritement du lien urbain, nouvelles problématiques de circulation, etc., jusqu'à frôler les noires visions de la science-fiction urbaine. Déjà en 1930, dans La tyrannie du gratte-ciel, l'architecte américain Frank Lloyd Wright déclarait : "L'enveloppe des gratte-ciel est sans morale, sans beauté, sans permanence. C'est une prouesse commerciale ou un simple expédient". Mais la verticalité offre d'autres perspectives étonnantes que nous vous invitons à suivre dans les deux billets suivants :

