La Randstad, aux PaysBas, est congestionnée deux fois par jour par des centaines de kilomètres de bouchons, soit un coût de 7 milliards d'euros pour la collectivité en heures non productives et en dégâts environnementaux. En France, IBM fait une campagne pour la régulation des flux en avançant le chiffre de 35.000 voitures assiégeant chaque jour la capitale dans un énorme bouchon.Comment affronter la hausse des coûts opérationnels, la baisse de la productivité, l'absentéisme et l'augmentation inflationniste des déplacements, liées à ces congestions ? La moitié des patrons bataves proposent des postes de télétravail à leurs salariés, contre un quart il y a cinq ans.
A Londres, tfl encourage la marche à pied pour soulager la saturation des transports publics. A Paris, les autorités s'interrogent sur la manière d'affronter les congestions des transports publics. En Ile-de-France, le Conseil économique et social de la région suggère de remettre à plat les financements et la politique urbaine pour d'atteindre les objectifs environnementaux recherchés. Pour cela, il recommande d'augmenter fortement le prix du stationnement sur voirie et des amendes pour financer les transports collectifs, de réduire le nombre de places de parking privées, d'expérimenter le péage en zone dense, etc. Etc. Tout n'est pas noir dans la mobilité, mais trop de signes sont là pour dire les limites de l'élasticité des déplacements et la difficulté de l'offre à suivre cette croissance, sanction d'une dispersion territoriale mal maîtrisée. La crise n'arrange pas les choses qui réduit les budgets nécessaires à ces extensions d'offre. Et si c'était une occasion de réfléchir autrement ?
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