Vision. La communication digitale va transformer les citadins en média, prédit le sociologue Bruno Marzloff.
D'un côté, un pétrole qui monte, un immobilier qui vacille et un pouvoir d'achat qui baisse. De l'autre, une société qui valorise la mobilité des personnes, des biens, des informations. Comment cette circulation tous azimuts va-t-elle changer l'espace urbain ? Le point de vue de Bruno Marzloff, sociologue des mobilités, animateur du groupe Chronos et du programme Villes 2.0 avec la Fondation Internet nouvelle génération (FING).
Comment voyez-vous l'avenir de la mobilité dans la ville ?
Chaque jour, en France, 160 hectares sont gagnés par l'étalement urbain. Or, plus les gens s'éloignent des centres, plus nous exacerbons les mobilités inutiles. Avec un baril qui flambe, les congestions du transport automobile se reportent sur le transport public. Je vois ces crises du pétrole et de l'immobilier comme la chance d'améliorer les taux d'utilisation des ressources d'urbanisme et de transports. Ces derniers vont se repenser radicalement avec des voitures logicielles et socialement utiles : une auto en libre-service, ce sont dix voitures en moins. Vélib' fait la preuve qu'un cercle vertueux est possible. On va vers une fluidité des connexions entre auto, vélo, métro et boulot. Mais la mobilité dans la société de demain dépasse le transport des personnes et des biens. L'information digitale permettra de faire l'économie de certains déplacements physiques. Avec les téléconférences, Cisco affirme avoir économisé 27 000 voyages cette année. Les mobiles intelligents, dotés du Web et de la géolocalisation, vont amener une infinité de services «à la volée» dans la ville. On vivra alors pleinement l'ère du cinquième écran.
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Présentation de Chronos
Chronos est un cabinet d'études et de prospective dont les travaux s'articulent autour de quatre grands thèmes : les mobilités, la ville, le numérique et le quotidien.





