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Lift conference / Les ingrédients de l'opendata
05 07/10
Le cycle des Lift conferences démarre sous le soleil de Marseille avec une série d'ateliers créatifs. Tous explorent comment les nouvelles technologies transforment nos usages et nos activités. Restitution de l'atelier sur le partage des données publiques.
L'enjeu est politique et renvoie à des problématiques de savoir et de pouvoir :
- Libérez ses données revient à révéler leur état, leur richesse tout comme leurs lacunes. Source de décrédibilisation ?
- Libérez ses données suppose d'en avoir compris l'intérêt. Manque de visibilté ?
- Libérez ses données semble un processus onéreux. Jeu de croyances ?
- Libérez ses données demande d'en assumer la responsabilité par une gestion continue. Manque de ressources humaines ?
- Libérez ses données suppose d'accepter que d'autres acteurs créent des services publics. Perte de contrôle ?
- Libérez ses données demande d'améliorer leur qualité, format et structure. Problème de compétences ?
Si entre experts on sait le cercle vertueux du partage de la donnée publique, il reste à mettre en place les facteurs clefs de succès. Commençons par convaincre les autorités par un cocktail d'arguments, fait d'exemples et de démonstrations :
- "Ca a commencé à parler quand j'ai montré ce que d'autres personnes faisaient".
- "A partir d'un même set de données, on peut faire plusieurs choses différentes".
- "Il faut montrer qu'en co-produisant avec les gens on arrive à des services plus pertinents."
- "Les administrations sont fauchées, elles doivent comprendre que c'est une opportunité que d'autres créent les services à leur place".
- "Créer un datastore n'est pas si coûteux que cela. A Londres, 15 000 livres ont suffit".
- "Il faut déculpabiliser. On voit bien que le twitter de la RATP, qui communique aussi bien en mal qu'en bien sur le réseau, est in fine positif en termes de notoriété."
- "Si vous ne le faites pas, Google - ou des pirates - le feront. Accompagnez le mouvement et restez maître de ce qui circule".
Une fois l'autorité convaincue, le chemin reste long :
- du côté technique :
- Identifier les gisements de données publiques.
- Les classer par types d'usages (plutôt que par source).
- Les standardiser (même format, même syntaxe), de préférence en impliquant les citoyens.
- Penser à enrichir les données publiques en les mixant avec d'autres sources de données (réseaux sociaux, moteurs de recherche, entreprises privées...).
- du côté des acteurs :
- Intégrer et informer toute la chaine d'acteurs concernés par la question de la donnée ouverte.
- Favoriser l'émergence d'intermédiaires qui vont donner du sens aux données, des tiers de confiance.
- Mettre un correspondant en charge de la libération à l'intérieur des organisations et lui donner les leviers hiérarchiques nécessaires.
- Animer la libération et oeuvrer à la participation des citoyens.
- du côté juridique :
- S'assurer que les données brutes sont mises à disposition de façon totalement anonymisées.
- Créer un cadre sécurisé pour les libérateurs et les utilisateurs.
- du côté économique :
- Créer les indicateurs pour évaluer les impacts de la libération.
- du côté philosophique :
- (Re)définir le champ de la sphère publique et les objectifs associés.
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Présentation de Chronos
Chronos est un cabinet d'études et de prospective dont les travaux s'articulent autour de quatre grands thèmes : les mobilités, la ville, le numérique et le quotidien.

