Energie : des consoacteurs responsables English summary
09 03/09
Confrontés aux enjeux du durable, les consommateurs veulent apporter leur pierre à l'édifice environnemental, mais il n'est pas impossible qu'ils y gagnent aussi autre chose : des économies de consommation, par exemple ! Le défi est séduisant mais plus corsé qu'il n'y parait. La réclamation est trop bruyante pour être ignorée. Répondant à l'appel, d'étranges blobjets se préparent à envahir nos prises de courants. La maîtrise acquise ne sera pas seulement celle de ses dépenses énergétiques, mais celle aussi d'une responsabilité collective gagnée à mesure d'arbitrages individuels... et autonomes.
Exemple avec la tête ronde de l'Energy UFO, qui restituera sur widget la consommation des appareils qui lui seront branchés. Equipée d'un interrupteur actionnable à distance, la multi-prises à bouille martienne devrait répondre au besoin des utilisateurs. "L'électricité n'a pas de raison de rester invisible", disent ses concepteurs. La rendre palpable, c'est donner aux consommateurs le moyen de réguler à l'envi, avec de nouveaux arbitrages à la clé. Arbitrages individuels, mais bénéfices collectifs : un pari que sur lequel mise Google avec son PowerMeter et ses mots d'ordre : analyser sa consommation pour modifier ses pratiques, et partager ses résultats avec la communauté. Le partage des données crée la "compétition" (on préférera l'émulation) des usagers. Une conviction partagée par le MIT, qui déploie la comparaison dans ses chambres universitaires sous forme de "coach personnel" énergétique. La palme revient au Social Energy Meter de WideTag : le widget s'offrira les réseaux sociaux pour profiler les consommations (un foyer avec trois enfants ≠ une colocation étudiante) et la comparaison prend tout son sens. Si l'usager régule seul sa consommation, il participe à son échelle à l'amélioration du système.
L'autorégulation en matière d'énergie est un signe singulier après des décennies d'encouragement forcené à consommer plus d'énergie. Consommer autrement, voire moins, pour des bénéfices individuels et des avantages collectifs, l'idée est là. Elle est à suivre. Elle vaut dans d'autres domaines.


