Urbanisme - Du Web à la ville, les mobilités de l'homme radar

01 05/2006


L'internet et la ville sont deux théàtres de mobilités imbriquées. Ceux qui pratiquent le plus la ville sont aussi ceux qui parcourent le plus internet. La corrélation est sans appel. La fracture aussi. Bruno Marzloff dépasse ce premier constat pour s'intéresser aux nouveaux objets communicants qui balisent de plus en plus massivement nos villes et nous entraînent dans la ville "pervasive".

Le Web déborde notre ordinateur, il inclut des choses qui nous entourent dans le monde physique. Déjà, internet facilite et fluidifie la ville. Demain, on ne pratiquera plus la ville sans côtoyer l'internet. Déjà les objets communicants - téléphones mobiles, tags RFID, QR codes, Bluetooth, NFC, cartes sans contact... - et les puces diverses qui dialoguent entre elles, entre elles et les hommes ou qui font dialoguer les hommes, sont déjà plus nombreux que les hommes. Les transactions de machine à machines dépassent les échanges entre humains. Peu à peu, ces machines se mettent en réseau dans un internet omniprésent, invisible, enfoui : l'internet des objets. Ces tags de ville activent des réseaux classiques, mais suscitent un autre monde. L'espace urbain se vit en interface de la mobilité à la navigation hypertextuelle, et inversement. Emetteurs et récepteurs sont indissociablement liés dans les systèmes d'information.

Erigé en cyborg par le truchement du mobile, l'urbain dialogue avec les tags électroniques dont la ville se dote progressivement. Ces puces fluidifient son parcours, ses accès et ses transactions. Une tribune de Bruno Marzloff.

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Chronos est un cabinet d'études et de prospective dont les travaux s'articulent autour de quatre grands thèmes : les mobilités, la ville, le numérique et le quotidien.

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