Regards - « La voiture tue la voiture, en même temps qu’elle tue la mobilité »

20 03/2009


Comment favoriser une mobilité « libre et durable » ? C'est un défi à la fois pour les constructeurs automobiles, pour l'ensemble des acteurs de la ville, pour les autorités, mais aussi pour les individus eux-mêmes. Fragments d'une utopie en marche. Qu'est-ce qui peut permettre de mettre fin à ce cycle infernal dans lequel on se trouve : vouloir moins de voitures mais ne pas pouvoir s'en passer ? Comment sortir de l'ère de l'« auto immobile » ? Comment agir face à la contrainte imposée par l'étalement urbain ? Comment éviter le risque d'une fracture sociale dans la population ?

 

Qu'est-ce qui peut permettre de mettre fin à ce cycle infernal dans lequel on se trouve : vouloir moins de voitures mais ne pas pouvoir s'en passer ? J'ai publié, il y a deux ans, un article au titre prémonitoire : « La fin annoncée de l'auto immobile ». « L'auto immobile », cela renvoie à la congestion. Elle est tellement installée qu'elle devient naturelle, comme si elle faisait partie de la ville. Mais ce n'est pas vrai. Le problème, aujourd'hui, c'est que la congestion n'est plus simplement routière, elle est aussi dans les transports collectifs. Les réseaux sont saturés. Pourquoi la congestion est aussi puissante ? Nous sommes dans un processus inflationniste générateur de mobilité individuelle. Chaque jour, en France, la ville mange 160 hectares sur la campagne. L'extension se fait à la marge, c'est-à-dire sur un territoire nouveau sur lequel il n'y a pas d'infrastructures et qui est forcément dominé par la voiture.

 

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