Comment voyez-vous l'avenir de la mobilité et les déplacements dans la ville de demain ?
Nous avons l'habitude d'associer mobilité et déplacement. Il faut changer de paradigme. En effet, la mobilité s'inscrit dans une trajectoire qui s'est considérablement accélérée. L'expansion territoriale nous montre que les gens vont de plus en plus loin du centre, de plus en plus vite. Historiquement, elle s'est déroulée sous forme de cercles concentriques en s'élargissant. Chaque jour 150 hectares sont gagnés par la ville. Les périphériques sont de plus en plus remplies et se congestionnent. Tant que ces phénomènes de congestion étaient cantonnés au transport routier, cela pouvait être accepté. Mais aujourd'hui le dispositif affecte le transport collectif urbain. Plus on s'éloigne des centres des villes, plus les prix de l'immobilier sont bas. Mais plus les gens s'éloignent du centre, plus ils perdent du temps dans les transports. La brutalité des hausses du prix du baril rend le coût de cette mobilité géographique plus difficile à supporter. Une étude américaine vient de montrer qu'avec la crise des suprimes, la chute de l'immobilier est proportionnelle à la distance qui sépare la périphérie du centre. A force de se tendre, la corde risque de casser. Il faut changer de paradigme. Que les Transports londonniens, au terme d'une étude, encouragent leurs usagers à ne pas utiliser leur dispositif, est lourd de paradoxe.
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Présentation de Chronos
Chronos est un cabinet d'études et de prospective dont les travaux s'articulent autour de quatre grands thèmes : les mobilités, la ville, le numérique et le quotidien.





