Le JDD - On ne met plus son statut dans sa voiture

14 09/2008


Nous avons bâti nos modes de vie et fait l'aménagement du territoire autour de la voiture, avec une promesse de déplacement porte à porte. Cet engagement devient de plus en plus illusoire. Du coup, l'automobiliste se libère peu à peu de cette dépendance.

 

Sociologue, spécialiste de la mobilité et des déplacements, Bruno Marzloff dirige le Groupe Chronos, un cabinet d'études et de conseil en innovation. Pour le JDD, il analyse la baisse du nombre d'immatriculations en France. "La situation dramatique d'un géant comme General Motors ou (...) celle de Renault ou de Toyota prouvent qu'une révolution (...) des mentalités est en marche", estime-t-il.

Comment analysez-vous la baisse des immatriculations en France ?

Tous les clignotants du secteur automobile sont au rouge. Le décalage est devenu criant entre l'offre et la demande de voitures. Et le prix du carburant comme l'érosion du pouvoir d'achat n'expliquent pas tout. La saturation du parc automobile et des réseaux routiers jouent aussi un rôle majeur. Nous avons bâti nos modes de vie et fait l'aménagement du territoire autour de la voiture, avec une promesse de déplacement porte à porte. Cet engagement devient de plus en plus illusoire. Du coup, l'automobiliste se libère peu à peu de cette dépendance.

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Chronos est un cabinet d'études et de prospective dont les travaux s'articulent autour de quatre grands thèmes : les mobilités, la ville, le numérique et le quotidien.

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