Bon gré mal gré les Millennials délaissent petit à petit la voiture individuelle au profit de nouvelles formes de mobilités. Au croisement de l'économie et de l'idéologie, ce sont des modèles inédits qui commencent à se dessiner pour répondre aux attentes de cette génération Y. Elle-même, bercée dans la culture collaborative, cible des distributeurs et de la majorité des politiques d'aménagements, impose une vision partagée où le déplacement est synonyme d'anticipation. L'idée d'une fracture générationnelle a donc émergé et la voilà confirmée par diverses études révélant les évolutions des représentations et usages automobiles. A pied, à vélo, en train ou en avion, qu'importe tant que l'on se déplace.
Voiture partagée, génération Y et publicité
NYTimes.com - Taking Parking Lots Seriously, as Public Spaces
Rien ne change dans la vision du stationnement aux Etats-Unis, 50 ans après les mots cinglants de Lewis Mumford : "The right to have access to every building in the city by private motorcar in an age when everyone possesses such a vehicle is the right to destroy the city." Yet we continue to produce parking lots, in cities as well as in suburbs, in the same way we consume all those billions of plastic bottles of water and disposable diapers.
Transportation Nation - Central Park devient plus "bike friendly"
Les cyclistes new-yorkais n'avaient que deux choix pour traverser Central Park : faire un très long détour ou emprunter la route automobile. Aujourd'hui, ils sont désormais les bienvenus sur la voie piétonne. Toutefois, certaines règles sont à respecter pour la cohabitation piétons/cyclistes telles que céder le passage aux piétons ou ne pas circuler avec un groupe supérieur à quatre personnes .
Innovcity - Besançon lance le paiement proportionnel des déchets
C'est en effet l'idée de la redevance incitative lancée par la Communauté d'Agglomération du Grand Besançon qui espère ainsi réduire de 35% la production d'ordures ménagères par habitat. Chaque facture comptera une part fixe et deux parts variables (sur le poids du bac et sur le nombre de collectes effectuées par la commune sur ce même bac).
Chronos, 2011 dans le rétro
Consolidation dans le rétroviseur ! Après 2009 et 2010, 2011 est croquée en quelques 40 liens renvoyant à nos colonnes. Certains en libre accès, d'autres réservés aux membres du Groupe Chronos (marqués d'une *). Tous soulignent l'interpénétration croissante des sujets : urbanités, mobilités, travail, données, partages, intelligences, agilités... Tirez un fil et tout vient avec. Rien à faire : on ne pourra pas décrypter un sujet sans réveiller l'autre...
Chaque segment de ce récapitulatif se penchera plus précisément sur l'un ou l'autre de ces sujets, suivant ce fil rouge protéiforme qu'est la ville. Sous l'influence du travail mobile et des données numériques qui le facilitent, la ville s'ouvre à de nouvelles perspectives : revenant à toujours plus de proximités, mais aussi à davantage de souplesse pour accueillir ses propres mutations. Dans cette "ville agile" et servicielle, les nouvelles mobilités occupent évidemment une place de choix dans la recomposition des morphologies, annonçant au passage l'horizon à atteindre : celui d'une ville frugale, décomplexée mais raisonnée.
Entretien avec Jean-Marie Duthilleul architecte et ingénieur. Cofondateur de l'agence AREP
Jean-Marie Duthilleul, architecte et ingénieur, président d'Arep, filiale de la SNCF spécialisée dans l'architecture des gares et plus généralement des espaces de la mobilité, souligne dans cet entretien à Chronos, plusieurs évolutions actuelles des gares. "Les gares deviennent des lieux de vie domestique" - résonne avec un récent propos d'Adam Greenfield - The city as a living room. Ce thème de la frontière entre espace public et privé dans l'écosystème de la gare est d'ailleurs repris plus loin pour tenter d'envisager des réponses. Ensuite, "la gare est morte", dit-il - celle des origines, s'entend, des "gares cathédrales". Ses rhizomes s'étendent au-delà de ses murs, dans le quartier, dans la ville. Elle devient un des moteurs d'une nouvelle ville, produisant une attraction croissante, renforçant son "hyperaccessibilité" et posant la question de son identité, jusqu'à "l'hypertexte" (une reliance universelle). Pour être complet, il faudrait aussi poser la question de l'appartenance de la gare au réseau des autres gares et de la représentation de ce réseau. Ce sera pour la prochaine fois !
Conférence. Demain, le travail mobile
Le "bureau-lieu de travail" comme pôle des organisations quotidiennes atteint ses limites. Tiraillé entre les déperditions d'énergie, de temps et de productivité, le travail se cherche désormais dans des modèles plus flexibles. Au-delà des défis du développement durable, l'économie des services et la massification du numérique conduisent à une évolution radicale du cadre de l'emploi.
Une journée pour repenser le travail au regard des nouvelles mobilités : entreprises, territoires et opérateurs de mobilité échangeront sur les enjeux, les pratiques innovantes et les perspectives économiques du travail "à distance". Avec notamment : Sophie Boissard (Gares&Connexions SNCF), Marc Thiollier (Accenture), Nathlie Leboucher (Orange Smart Cities), Bruno Gazeau (UTP), Vincent Feltesse (Communauté Urbaine de Bordeaux), Frédéric Bleuse (Régus), Jean-Baptiste Roger (Ile-de-France), etc.
Le site de l'événement : www.chronosconference.org
Présentation de Chronos
Chronos est un cabinet d'études et de prospective dont les travaux s'articulent autour de quatre grands thèmes : les mobilités, la ville, le numérique et le quotidien.


