Door to door ou l'individuation des mobilités

Dans un exercice qui mêle innovations en cours et fictions, l'ouvrage "Door to door. Futur du véhicule. Futur de l'urbain" imagine que l'ADN de l'automobile (une mobilité de bout en bout) a transformé à la fois notre pratique du territoire et a fait basculer le modèle des transports vers un modèle d'accessibilités. Si l'hypothèse ouvre des perspectives fécondes, ce modèle de mobilités ne résout pas les contradictions et errements d'un siècle de fordisme et d'urbanisme fonctionnel. Si la voiture perdure sous des formes et des usages neufs, les congestions persistent dès lors qu'on ne démine pas la demande (dont l'ouvrage postule qu'elle poursuivra sa croissance).

Au-delà de la capacité intrinsèquement limitée du système de circulation pour éponger une mobilité débordante, cette vision interroge le désir de mobilité et l'urbanité. Certes, nous baignons dans "une civilisation du mouvement" comme l'affirme Georges Amar dans sa récente réédition de "Homo Mobilis". Mais faut-il pour autant célébrer "une mobilité [devenue] synonyme de l'habiter" dans le scénario de Door to door. Dès lors, ne peut-on préférer comme le fait Georges Amar que les valeurs de mobilité se déplacent du transit (de porte-à-porte) vers la reliance (de portes en portes). Cela n'exclut en rien l'interconnexion mais au service de l'urbanité et de proximités de voisinage.

14/06/2016 de Bruno Marzloff

L'antithèse des centres commerciaux : un supermarché bio à basse consommation d'énergie soutenu par la finance solidaire

Située à 50 kilomètres à l'ouest de Paris, entre Epône et Mantes-la-ville, la biocoop du Mantois est l'un des premiers bâtiments commerciaux vraiment écolos d'île-de-France. Solidement isolée, la construction récupère l'eau de pluie, et produit de l'électricité via des panneaux solaires posés sur une toiture joliment végétalisée. ...

Libération - Amazon : «Les innovations ne doivent pas aboutir à une jungle»

Quand la mairie de Paris découvre la puissance des prédateurs numériques : "Amazon ne joue pas le jeu avec les mêmes règles que les autres. Ils n'ont pas les mêmes charges et ne paient pas les mêmes impôts que leurs concurrents, ...

Electrek - Tesla prévoit de partager ses données avec le département des transports américains

L'enjeu est moins de contribuer au développement technique de la voiture autonome que d'accélérer la création d'un cadre législatif adapté à ce nouveau mode de transport. Pour ce faire, Tesla doit prouver au législateur qu'un ...

Le sociologue et le Big Data : La donnée comme carte et comme territoire

Le statut des sciences, et en particulier celui des sciences humaines, semble ébranlé par l'explosion du Big Data. Pour certains observateurs, la puissance des algorithmes et leur capacité prédictive relèguent le chercheur au rang d'interprète des corrélations livrées par la machine. La tentation du prospectivisme est forte, et l'enthousiasme technologique conduit à annoncer un peu rapidement la fin de la théorie et de la méthode scientifique classique.  Au contraire, nous pensons que l'émergence des données numériques est l'occasion de produire une science sociale renouvelée, où le chercheur conserve toute sa place. 

Pour tirer pleinement profit des possibilités du Big Data, les Social Data Sciences (SDS) encore en germe devront remplir trois conditions : s'approprier le raisonnement statistique spécifique fondé sur la collecte des données numériques pour en établir les conditions de validité ; ne pas renoncer à produire des modèles explicatifs pour donner un contexte théorique aux corrélations tirées de la machine ; définir des terrains d'enquêtes et des concepts spécifiques aux Social Data Science. 

Cela suppose pour les sciences sociales de construire leur propre cadre d'intelligibilité de la data, et de considérer l'empire des « traces numériques » produites par les individus autant comme un outil de connaissance que comme un champ d'investigation, autant comme une carte à déchiffrer que comme un territoire à défricher.

16/03/2016 de Julien Gaffiot

Entretien avec Yann Moulier-Boutang, économiste – L’écologie, le mandat du Ciel du gouvernement chinois

Vous connaissez Yann Moulier-Boutang pour ses analyses sur le capitalisme cognitif ou encore l'économie de pollinisation . Mais savez-vous qu'il est également expert de la Chine ? Nous avons rencontré l'économiste au cours de ses pérégrinations shanghaïennes pour entendre sa vision des enjeux écologiques auxquels est confronté le pays. Car si la stratégie du gouvernement chinois tend massivement vers une résolution de la crise environnementale dans les vingt prochaines années, sa mise en oeuvre est moins certaine.

La Chine fait aujourd'hui face aux mêmes défis que les pays occidentaux mais dans des proportions beaucoup plus importantes, du côté des problèmes comme des solutions. Si les médias occidentaux publient régulièrement des images chocs de la pollution de l'air, ce problème n'est pas le plus crucial et arrive en cinquième position sur les sept "plaies" écologiques identifiées par l'économiste. A partir du constat que le chômage apparaît comme le principal frein à la transition écologique, il développe l'idée du revenu universel, comme une solution à envisager sérieusement dans le contexte chinois.

16/06/2016 de Julie Rieg

Le PICOM repense la place du commerce dans les territoires à horizon 2025

Quelles fonctions peuvent incarner les espaces de vente dans les organisations territoriales de demain ? Dans quelle mesure le commerce peut-il proposer de nouvelles formes de relations avec les usagers-clients ? Telles sont les problématiques que nous avons exploré durant six mois avec le Pôle de compétitivité des industries et du commerce (PICOM ) et ses partenaires lors de l'accompagnement du programme sur "La place du point de vente dans les parcours clients à l'horizon 2025".

Les stratégies d'implantation des commerces, les relations avec les clients, les problématiques de logistique, la distribution des services publics, la prise en compte des conséquences environnementales... Tout l'écosystème du point de vente est chamboulé. Les commerçants doivent anticiper les évolutions actuelles et à venir des territoires pour mieux répondre à l'évolution de leurs besoins tout en s'assurant une rentabilité suffisante pour s'y maintenir.

02/06/2016 de Chronos

Présentation de Chronos

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Chronos est un cabinet d'études et de prospective dont les travaux s'articulent autour de quatre grands thèmes : les mobilités, les territoires, le numérique et le quotidien.

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